Le Droit à la Différence dans la Mode est-il une Utopie ?

Si Kate Moss ou Devon Aoki (à droite) font figure de particularisme dans le milieu du mannequinat du fait de leur taille relativement petite pour le métier (toutes deux moins 1m70), que l’âge ne semble plus être un obstacle pour défiler pour les plus grands couturiers – on pense ici plus particulièrement à Inès de la Fressange qui a, par exemple, arpenté les podiums pour Chanel lors de la collection Spring-Summer 2011 – les codes et les limites de la mode semblent, sinon repoussés aux extrêmes, tout du moins de plus en plus bousculés.

Mais qu’en est il réellement ? Entre le folklorique ou le politiquement incorrect, la frontière n’apparaît nécessairement pas avec autant d’évidence que l’on pourrait l’imaginer de prime abord. Autrement dit : le droit à la différence dans la mode fait-il, ou non, figure d’utopie ?

La mode, un devoir de différence

Des designers illusionnistes : le politiquement incorrect et l’anticonformisme sur les catwalks

            A première vue, les podiums se révèlent un véritable patchwork d’influences et de différences, dont le renouvellement semble perpétuel. Les derniers défilés depuis quelques saisons en ont d’ailleurs été le reflet. Les marques semblent aujourd’hui ne plus hésiter à choisir, pour représenter leur image, des personnages fort atypiques : c’est ainsi qu’au milieu de dizaines de tops à la blondeur évanescente, le mannequin rising star, Charlotte Free, dont l’étincelante chevelure fuschia a ébloui les catwalks, a ainsi défilé cette saison pour Marchesa ou Jeremy Scott.

Charlotte Free pour Roksanda Ilincic (à gauche) et Jeremy Scott (à droite) pour les collections Spring Summer 2012

C’est là qu’on voit que Lotus Petite Fleur était déjà bien avance sur les podiums : le rose et les imprimés à fleurs du Printemps prochain ! ( et là aussi !)

Charlotte Free avec le photographe Terry Richardson

Attention ! Attention ! Message de la  Fédération-Des-Cordonniers-En-Colère : marcher sur Charlotte Free, ça bousille les talons !

Pas de doute, on est bien loin de l’élégance beaucoup plus

traditionnelle d’une Frida Gustavsson (à droite) ou d’une Magdalena Frackowiak (à gauche).

 

 

De la même façon, le couturier Thierry Mugler a lui aussi créé la surprise en faisant non seulement défiler des people comme Lady Gaga lors du défilé Fall Winter 2011-2012 (à gauche) – qui  a ainsi fait son entrée dans le clan très fermé des Fashion Week -, mais surtout le canadien Rick Genest, alias « Zombie Boy », mannequin masculin affectionnant les décorations dermiques et semblant avoir fait de Romero son père spirituel…

« Pfiou ! On s’ennuie ferme à ce shooting ! Et si je me faisais un petit gommage moi, j’ai un peu mauvaise mine et quelques poches sous les yeux… Quelle vie… Des heures à me faire piquer par un sadique compulsif en panne d’encre de couleurs, pour finir par faire un ersatz du Penseur de Rodin… »

Rick Genest pour Thierry Mugler (haut) lors du défilé Fall Winter 2011-2012 et pour le magazine GQ Italie (bas), août 2011

Je vous présente les deux charmants bambins de Zombie Boy ! Félicitations au papa ! Bon courage à la maman !

Et puisque si les zombies sont à la mode des catwalks, ils le sont depuis beaucoup plus longtemps pour le septième art. On peut donc dire qu’ici, l’aparté apparaît plus qu’opportun… Si vous ne l’avez pas vu, je ne peux que vous encourager à visionner l’un des films atteignant le top 5 du classement mondial des plus grosses bouses du cinéma (selon imdb.com)…

House of The Dead, un chef d’oeuvre au scénario tenant sur un petit pois,  et aux répliques qui semblent prouver, à elles seules, que certains dialoguistes hollywoodiens sont sous acides : ainsi lorsque le héros – un jeune dindon au brushing parfait dont le courage n’a d’égal que le vide abyssal qui illumine son regard – rencontre le grand-vilain-méchant-pas-beau (ce dernier flanqué d’un costume digne des trains fantômes à la fête à Neu-Neu) s’ensuit alors un échange moralo-philosophico-politique sur la Vie et le Temps de grande qualité :

- Mais pourquoi veux-tu devenir immortel ?

- Parce que je ne veux jamais mourir !

C’est grand non ? Splendide !

Et les effets spéciaux ne sont également pas en reste (même s’il serait en définitive plus correct de parler « d’effet spécial » – forcément, le film n’en contient qu’un… -  un « bullet time » au rabais que le spectateur se cogne à répétition…) ! Le mieux reste ici de vous laisser juge avec la vidéo ci dessous (ATTENTION SPOILER ! Il s’agit de la scène finale du film dont bien évidemment l’intrigue ne permet pas de prévoir la mort, si violente et si injuste, du grand-vilain-méchant-pas-beau… Oops (i did it again, I played with… ah non ça c’est autre chose) j’ai pas fait un nouveau spoiler là ?)

House of the dead

Bien bien bien, après cette petite giclée de cerveau, revenons à nos moutons et nos (micro)chèvres…

A ce propos – et ce sera le second et le dernier aparté, promis ! – je vous présente l’amie Crochèvre, dont j’ai fait connaissance ce week-end en passant par Availles-sur-Chizé (vous ne connaissez pas ce haut lieu fashion ? C’est normal ! Mais c’est très sympa quand même), et qui m’a très aimablement poussée dehors avec ses petites cornes quand elle a vu que je n’avais rien à lui donner à manger !

Ainsi, si certains mannequins surprennent, d’autres créent également la surprise comme le top Andrej Pejic sur les podiums féminins. Si à première vue, rien ne semble surprendre ici, l’illusion est pourtant parfaite… Mais qu’est-elle donc réellement…?

Ci-dessus en robe de mariée au défilé Jean-Paul Gaultier Couture Printemps-Eté 2011

Non, non, non, vous faites fausse route…

Eh oui ! Andrej est un homme !

        Mmm… Certains ont visiblement mal compris mon tuto smoky…    

Andrej Peijic ou le triomphe de l’androgynie (ici avec Rick Genest pour GQ Italie (août 2011))

Dans le même sens, on ne peut que rappeler le mannequin transsexuel Léa T., qui a notamment réalisé les campagnes de Givenchy (à droite, nu(e) pour Vanity Fair… Heureusement que la main est bien placée !).

On ne manquera pas non plus de se remémorer les défilés plus que renversants – et c’est un euphémisme – du regretté Alexander Mc Queen dont les shows viraient davantage à un véritable « happening artistique » plutôt qu’à un classique défilé de mode. On rappellera à cet effet, qu’il n’a pas hésité à mettre en en scène le mannequin Aimee Mullins, amputée de ses deux jambes, mais défilant sur des prothèses en bois (ci dessous).

Des designers illusionnistes : le politiquement incorrect et l’anticonformisme dans le marketing

Dans la même veine excentrique, Marc Jacobs n’hésite pas à réaliser des publicités avec des people comme Victoria Beckham ou Helena Bonham Carter, loufoques voire aberrantes dans un milieu où le beau – où tout du moins un certaine vision de celui-ci – semble en principe omniprésente. Ce n’est pas le vêtement que l’on cherche ici à mettre en valeur, mais la créativité et l’imagination du couturier… et il faut dire que c’est plutôt réussi…

Ci-contre, Helena Bonham Carter pour Marc Jacobs


« Helena Bonham Carter ??!? C’est frais comme poisson ça ?!? »

Idée cadeau de Noël ! Toujours souriante, fanfaronne et boutentrain, la Victoria Beckham se faufilera aisément dans votre sac !

En option : Si vous trouvez votre Victoria Beckham bien trop tristounette pour égayer vos soirées, les accessoires (cocotier sur la tête, lunettes de mouche…) sauront la rendre autrement plus festive !

Victoria Beckham pour Marc Jacobs

On constate également une modification radicale de la mise en œuvre du marketing pour certaines enseignes : que ce soit Dove  dans les soins cosmétiques (ci dessous, à droite),  American Apparel et ses  campagnes contestées mettant en scène ses vendeuses (dans des clichés pas toujours du meilleur goût…), The Kooples (ci dessous, à gauche) qui ne montre pas des mannequins taille 32 mais de jeunes couples (supposés), ou encore la marque adulée de toutes les beautystas, Make Up For Ever, qui a récemment lancé un grand concours afin de choisir parmi les internautes sa nouvelle égérie, toutes tentent de se donner une image plus accessible envers le grand public.

Des designers illusionnistes : les artisans de la libération du corps de la femme ?

On le sait, si durant des années, ce sont des femmes de plus en plus filiformes qui ont investi les catwalks, la tendance semblerait aujourd’hui s’inverser, en témoigne le numéro de Vogue d’octobre (n°921) qui titre sur le retour du sex appeal (à ne pas confondre avec le sexe à pile).

Et ce dernier semble aujourd’hui à la fête, comme le montrent les podiums sur lesquels il n’est plus rare de croiser plusieurs des supermodels de la marque de lingerie Victoria’s Secret… « anges » éloignées pourtant des Fashion Week il y a encore peu en raison de leurs formes féminines bien trop prononcées. Adriana Lima – à l’instar de la magnifique Rosie Huntington Whiteley – a ainsi défilé pour les plus grands, comme Louis Vuitton, Karolina Kurkova ou Miranda Kerr ont été aperçues aux défilés Chanel… et la liste est loin d’être exhaustive.

Adriana Lima (à gauche) pour le défilé Fall Winter 2010 Louis Vuitton/ Miranda Kerr (à droite) pour le défilé Spring Summer 2012 Chanel

Rosie Huntington Whiteley pour Louis Vuitton (Fall Winter 2010)

Davantage encore – et même si la question reste toujours délicate dans le monde de la mode – on ne peut également que constater un avènement certain des mannequins « plus size »  à commencer par Crystal Renn qui connaît une surmédiatisation lorsqu’elle défile pour Jean Paul Gaultier pour le défilé printemps-été 2006 (à droite), puis lors de la sortie de son autobiographie, « Hungry ».

Loin d’être en reste, les magazines multiplient publications et shootings : c’est ainsi que la sublime Tara Lynn (taille 48 – ci dessous à droite) dévoile toute sa sensualité dans Elle, que Lizzie Miller n’hésite pas à poser nue dans Glamour US en 2009,  ou que le célébrissime photographe Terry Richardson effectue pour le numéro de janvier 2010 de V Magazine une série de clichés intitulée « One Size Fits All » présentant Jacquelyn Jablonski et Crystal Renn (ci dessous) dans les mêmes tenues, avec un résultat tout aussi réussi chez l’une ou chez l’autre (toutes les photos ici).

Plusieurs sont donc celles, aujourd’hui, à passer de l’obscurité aux spotlights.

 

 

Allez courage les filles c’est presque ça pour le grand écart en talons !

La mode, un droit à l’indifférence ?

Il n’en demeure pas moins que se pencher davantage sur le problème de la différence dans la mode semble irrémédiablement mener à une conclusion en demi teinte :

En effet, si certains designers apparaissent opter de plus en plus, afin de les représenter – que ce soit sur catwalk ou sur papier glacé -, pour des mannequins atypiques, ce choix ne répondrait-il pas en réalité davantage à une mode ? On pense ici particulièrement à Charlotte Free ou Zombie Boy, voire même à Andrej Pejic dont le numéro de Dossier Journal dont il faisait la une topless a été retiré de la vente par Barnes and Noble au printemps dernier.

Une fois l’effet de surprise passé, il semble en effet peu probable que la première conserve indéfiniment la singularité capillaire qui l’a fait connaître. On ne peut donc que se demander si leur présence sur les catwalks aujourd’hui, n’est pas en réalité un phénomène purement ponctuel… et  touchant en réalité davantage au folklorique qu’au véritable politiquement incorrect. De la même manière, si, on l’a dit, Kate Moss et Devon Aoki se distinguent par leur petite taille – dans un milieu dans lequel les mensurations sont examinées avec une précision presque scientifique – le nombre de celles culminant à une hauteur semblable qui ont réussi à faire carrière demeure résiduel. Comment donc expliquer le succès de Kate ? Il semble que le star system n’y soit pas étranger.

Alors certes, on l’a dit, plusieurs marques choisissent aujourd’hui de confier les rênes de leur image à des modèles apparaissant au premier abord plus accessibles… Accessibles ? Il s’agit plutôt de se demander si d’accessibles elles ne passent en réalité pas à élitistes en générant des codes vestimentaires entre initiés !

Quant à l’avènement des mannequins plus size, rien n’est moins sûr : d’une part, si l’on considère que leur présence fait encore figure d’exception dans l’univers des périodiques et des défilés, d’autre part lorsque l’on se rappelle les propos de Karl Lagerfeld lors d’une interview au magazine allemand Focus fin 2009 : « Personne ne veut  voir des femmes rondes dans la mode », et il ajoute : « dans le monde de la haute couture, il est question de rêves et d’illusions ».

Eh oui ! Même Crystal Renn a fondu pour la campagne Jimmy Choo !

Si les propos sont durs, le créateur résume peut être là bien la situation : illusions de prestidigitateurs d’un côté, mais surtout illusion d’égalité de l’autre. Si des raisons économiques peuvent expliquer que la mode tarde à intégrer davantage des formes féminines, certaines mentalités sont également à changer : en témoignent les propos scandaleusement choquants que Janice Dickinson, (ci dessous) autoproclamée « première supermodel au monde », ayant aujourd’hui 56 ans et à la tête de sa propre agence de mannequins n’a pas hésité à tenir lors d’une interview au New York Post en 2007, durant laquelle elle ne manque pas déplorer le poids de ses recrues qu’elle tente de faire maigrir, « espérant qu’elle deviennent anorexiques », et précisant qu’elle ne « plaisante pas ». Autant dire que la star du mannequinat semble confondre désirs commerciaux et maladie potentiellement mortelle …

(« I’ve got 42 models in my agency and I’m trying to get them to lose weight. In fact, I wish they’d come down with some anorexia. … I’m not kidding »).

Si M6 semble avoir trouvé la solution dans son émission Belle Toute Nue, censée redonner aux femmes – participantes comme spectatrices – confiance et foi en leur corps et en leurs courbes, il est à se demander s’il ne s’agit pas en réalité d’une énième cristallisation télévisuelle de ce mal être…

Il semble donc que, là encore, l’illusion était (presque) parfaite.

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Comment Gagner (ou pas) un Concours de Bodybuilding

Que son objectif soit de ne pas apparaître ton sur ton avec sa petite robe blanche que l’on remet une dernière fois avant les premiers frimas, ou pour votre prochain concours de culturisme, les solutions sont heureusement prévue par la cosmétique.

Outre la technique du gommage pour prolonger son bronzage – hélas mourant – de cet été, qui a déjà été abordée (ici), plusieurs solutions s’offrent à celles (voire ceux) en mal d’une couleur tofee. Cependant, si l’option de s’envoler vers Rio pour les six prochains mois de l’année se révèle malheureusement trop onéreuse, si les cabines d’UV apparaissent bien trop destructrices pour les cellules cutanées, si les broches des rôtisseries sont déjà toutes occupées par des poulets…,

ou si opter pour un fond de teint ou une poudre de soleil plus foncés que sa carnation ne sont en aucun cas – jamais, jamais, jamais !! – une solution (au risque de prendre plusieurs années, d’avoir mauvaise mine et d’arborer de jolies démarcations comme Donald Trump ci dessous à droite), l’autobronzant reste – à condition de savoir l’appliquer – la valeur sûre de cette rentrée.

                 Valentino                                 Donald Trump

Cependant, et afin d’éviter d’arborer la mine (bien trop) éclatante de Valentino  (ci-dessus, à gauche avec Natalia Vodianova) quelques règles sont à respecter :

Règle n° 1 : Bon bon, déjà, je choisis quoi comme autobronzant ?

3 mois aux Bahamas ? Non, un tube entier d’autobronzant

La première question à se poser n’est pas pour quelle marque, mais plutôt pour quel type d’autobronzant opter, les produits disponibles sur le marché n’étant pas tous composés de la même dose d’actifs. Il en existe ainsi deux catégories, qui se distinguent par leur concentration en DHA  (de son petit nom dihydroxyacétone – essayez de le dire très vite pour voir ? – initialement un sucre issu de l’écorce de châtaigne mais obtenu aujourd’hui de façon synthétique), agent responsable de la coloration. On distingue donc les autobronzants progressifs (généralement 2,5 à 3% de DHA) et les autobronzants davantage dosés (qui contiennent quant à eux en moyenne environ 5% de DHA).

Pour effectuer votre choix, tout dépend donc ici de votre type de peau ainsi que de l’effet que vous souhaitez obtenir  : les peaux claires ou celles qui préfèrent un hâle léger choisiront ainsi de préférence un autobronzant progressif (comme par exemple – testés tous les deux – le Nutribronze chez L’Oréal (à partir de 7 euros – à droite) ou le Soleil Identité de Chanel (30 euros – à gauche et qui existe quant à lui en deux teintes, adaptées pour les peaux blanches et les plus foncées), tandis que les plus mates pourront – mais l’un n’est bien évidemment pas exclusif de l’autre – opter pour une formule plus concentrée, avec un dosage plus élevé (en crème comme chez Dior, mon chouchou depuis des années dont le tube dure 6 mois (ci-dessous à droite) ou en spray (ci-dessous à gauche) comme le Bronze Goddess d’Estée Lauder (environ 30 euros tous les deux) mais dont l’odeur de noix de coco chimique reste à mon goût un peu trop présente (faire croire qu’on est parti à Bali, OUI, en avoir le fumet, NON !).

Règle n° 2 : Oui mais je ne veux pas de traces. Alors, comment ça s’applique un autobronzant (non parce qu’en fait, le bronzage de bodyduildé ça me tente moyen je préfèrerais du naturel) ?

La DHA agit par oxydation au contact des cellules mortes. Les zones des peaux sèches seront par conséquent plus teintées que le reste de l’épiderme.

Afin d’obtenir un résultat uniforme et naturel (par conséquent différent du monsieur ci dessous… Descendez voir ça vaut le détour…), autant dire qu’il est donc absolument nécessaire de procéder à un gommage avant l’opération,  ainsi qu’à bien hydrater sa peau (pour tout ça allez voir ici).

L’application quant à elle consiste en une noisette à chaque fois, pas plus (il sera toujours préférable d’en remettre pour obtenir un résultat plus soutenu plutôt que d’utiliser une dose trop importante en une seule fois), en étalant bien – conseil qui vaut après mon expérience également pour les autobronzants en spray… contrairement à ce qui est le plus souvent indiqué sur les modes d’emploi. Enfin, et pour parfaire le résultat, on termine en estompant au niveau des zones les plus sèches de la peau (comme les coudes et les genoux) ainsi qu’à la racine des cheveux, des sourcils, ou dans les plis (saignée du coude, pliure du genou…).

Les oompa loompas se sont aujourd’hui bien intégrés en société (voir à droite)… mais gardent toujours un goût douteux en matière d’habillement

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Un Beau Teint, Ca Se Mérite !

Si avoir tous les jours le teint frais et la peau belle et veloutée des princesses de Walt Disney était chose facile, autant dire que fonds de teint, anticernes et autres correcteurs ne feraient plus recette. De fait, si l’on considère le nombre de produits qui existent sur le marché pour donner un petit coup de pouce illusoire à un épiderme fatigué, la baguette magique semble bien facile d’accès.

 

Comme quoi le makeup, ça vous change un homme (ou une femme)…!

 

Eh bien …. Non. Non, non et non (et encore un petit non pour la route). Et pourquoi donc ? Pour trois raisons :

- La première, c’est que si le makeup permet une illumination instantanée et apporte un glow certain à la peau, celui-ci n’est forcément que temporaire puisqu’il disparaît après le démaquillage du soir. Alors, quand le choix de se démaquiller ou non devient cornélien, la seule chose qui reste à savoir, selon la décision prise, est qui sera le (ou la) plus déçu(e) : celui  – ou celle… voire ceux après tout cela vous regarde – qui partage(nt) votre lit, et qui ne retrouver(ont) plus le teint pimpant de la journée … ou votre oreiller, fatigué d’être peinturluré de traces oranges au fini poudré.

(autant dire que dans tous les cas, il est nécessaire de choisir l’option numéro une, un bon démaquillage est, on ne le rappellera jamais assez, une étape essentielle).

 

Même l’oreiller boyfriend préfère une propriétaire démaquillée

 

 

- La seconde, c’est qu’une multiplication des couches de maquillage sur peau non entretenue en guise de cache misère n’est en aucun cas une solution à long terme : sans entretien, l’épiderme ne renvoie plus la lumière et donc ne confère plus au correcteur l’éclat qu’il devrait apporter. Le meilleur fond de teint du monde ne vous donnera pas le grain de peau du  s’il est appliqué sur des cellules dont le moral est en berne ! (Prenez donc exemple sur Jennifer Love Hewitt (à gauche) qui doit faire des économies d’électricité vu le glow qu’elle a).

 

 

- La troisième, – et là je flirte dangereusement avec le cliché (même pas, je suis plutôt tombée dedans), c’est que prendre soin de soi et de sa peau, ça permet de s’y sentir mieux dans cette fameuse peau (Essayez, vous verrez).

 

 

 

 

 

Bon alors, je suis convaincue, je veux un beau teint naturel tout ça tout ça. Comment je fais ?

La première étape, et l’une des plus fondamentales, est celle du gommage

Bon, déjà, c’est quoi un gommage ? Un gommage consiste en l’application d’une crème qui, par une action exfoliante, débarrasse la surface cutanée des cellules mortes qui ternissent son éclat. On ne rappellera également jamais assez qu’un bon gommage permet aussi à la peau de mieux absorber les soins qui vont lui être apportés par la suite et donc d’en potentialiser aux maximum les effets, et que les chanceuses encore bronzées pourront faire perdurer leur teint caramel en exfoliant régulièrement (non, ça ne fait pas partir le bronzage, c’est une idée reçue. C’est l’inverse).

Bon j’ai compris, c’est essentiel de faire des gommages. Mais comment choisir son gommage ?

Au vu du nombre d’articles existant sur le marché, la vraie question à se poser n’est pas réellement de savoir quelle marque choisir, mais plutôt pour quel type d’exfoliant opter en fonction de son type de peau.

Pour les peaux les plus sensibles (comme la mienne), et afin de ne pas agresser sa peau, le mieux est d’utiliser un gommage doux, comme le Gommage microperlé hydratation Chanel (35 Euros) qui respecte très bien la fragilité de l’épiderme, voire même un gommage sans grain, comme le Gommage Biologique sans grains d’Yves saint Laurent. Il  est certes un peu cher (41,50 euros) mais au vu de son efficacité (une peau lisse et sans aspérités), de sa douceur (pas de réaction allergique), et de la durée du tube (4 à 6 mois), c’est sans hésiter que je l’ai adopté.

Pour les peaux normales à grasses, un gommage classique avec petits grains (une fois par semaine) fera parfaitement l’affaire (il m’arrive d’utiliser le Doux Gommage Express Dior (34 Euros) pour nettoyer mon visage et surtout mon cou (qui n’est pas à oublier non plus dans les soins, on en reparlera), mais uniquement deux fois par mois pour ne pas agresser ma peau trop sensible.)

 

 

 

 

Et là ? J’ai une peau que même Barbie Princesse de l’Ile Merveilleuse pourrait m’envier ?

Pas encore. Il ne faut pas oublier que gommer l’épiderme conduit à altérer le film hydrolipidique (être passionnée de beauté et de mode ça rend compliquée …), composé d’eau et de graisses, qui recouvre la peau et la protège contre les agressions extérieures (comme la pollution, le froid ou les radicaux libres, …). Pour ne pas se retrouver quelques heures après avec une peau de raisin sec (ça marche aussi avec le saucisson), il est donc essentiel de réhydrater la couche cutanée par un masque hydratant et nourrissant.

J ‘utilise quant à moi traditionnellement l’Hydramax + Active de Chanel (45 Euros environ) – qui est tellement hydratant que l’on peut même le laisser poser toute la nuit (il est 2 en 1 car du coup, il hydratera très bien votre oreiller aussi).

 

Et, last but not least, petite astuce finale pour celles et ceux dont l’épiderme est vraiment asséché et abîmé, une fine couche de sérum (billets à venir sur la question) glissée sous le masque permet de réparer (presque) tous les dégâts.

Il va sans dire que je serais ravie de connaître vos techniques de nettoyages. Alors : et vous ? Quelle est la solution que vous adoptez pour votre peau ?

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