Chaque saison voit son lot de vernis arriver dans les parfumeries. Leader incontestable sur le marché du nail polish, Chanel voit ses ventes monter en flèche à chaque nouvelle
collection, jusqu’à provoquer la rupture de stocks au bout de quelques jours : du Particulière (505 pour les intimes) aux Paradoxal en passant par le Black Pearl ou le Nouvelle Vague, les flacons se succèdent, ne se ressemblent pas, et provoquent l’hystérie chez les beautystas biberonnées à Vogue, Elle, Cosmo ou L’Officiel.
D’autres marques prestigieuses tentent également de tirer leur épingle du jeu. Dior multiplie ainsi les sorties, du remarqué mais non favori Bronze Libertine de l’hiver dernier au Gris Montaigne du printemps 2011. Les fashion week deviennent même annonciatrices des tendances colorées à adopter au prochain changement de température. On scrute les mains des mannequins aux défilés, on attend fébrilement les couleurs révolutionnaires des collections capsules et en édition limitée. Cet engouement presque névrotique m’a donc incitée à me poser la question suivante : faut-il vraiment craquer pour les it-vernis ?
Du it-vernis à la it-couleur
Si trois fois par an, on apprend que pour être hype il faut obligatoirement porter le vernis phare du moment, investir les yeux fermés dans la (quasi) totalité des nouvelles collections écorche vite le porte-monnaie à raison d’une vingtaine d’euros le flacon. Mais bon … il nous le faut ce petit Péridot de Chanel aux reflets scarabée/ cet Or Rose YSL tellement novateur (eh oui sinon les autres l’auront et pas moi. Je vais passer pour quoi ?). … Novateur ? Peut être pas tant que ca …
Tout d’abord parce que si on parle communément de it-vernis, ne serait-il pas plus exact aujourd’hui, au vu de la bataille cosmétique que se livrent les marques de parfumerie haut de gamme, de parler de it-couleur ? Tandis que la saison automne-hiver 2010 s’est placée timidement sous la couleur du bronze (Bronze Libertine et Or Tsarine chez Dior, Les Khakis chez Chanel, Or Gris, Rose et Jaunes chez Saint Laurent, …), la tendance de la rentrée 2011 s’annonce clairement bleue : entre les Jeans de Chanel mis en vente lors de la Vogue Fashion Night du 8 septembre, les Noir Lapis et Indigo chez YSL, ou encore le Blue Denim chez Dior, difficile de faire son choix en faveur d’un flacon en particulier (et l’engouement semble se poursuivre en faveur du rouge pour cet hiver : chez Lancôme, chez Chanel avec un magnifique Rouge Carat dans la collection de Noël « Les Scintillantes », mais aussi chez Dior qui sortira des vernis de cette teinte pour fêter la fin d’année 2011).
Par ailleurs, il est en réalité parfois facile de surmonter la rupture de stock ou l’épuisement de l’édition limitée en trouvant des dupes :des vernis concernés : c’est ainsi que si vous avez manqué le 505, vous pourrez opter pour le You Don’t Know Jacques d’OPI, de même que le petit Diving In Malaysia de Sephora apparaît comme le digne petit frère du fameux Péridot, révolution chic de la rentrée 2011.
Oui mais si on préfère investir dans un vernis qui ne s’écaillera pas au bout de deux jours, il faut bien payer le prix de la qualité non ?
S’il s’agit surtout de la marque et de la beauté du packaging que l’on achète avec les it-vernis (c’est vrai, on a rien trouvé de mieux jusqu’à présent pour décorer sa salle de bain qu’un flacon Dior , Chanel, Lancôme et alii), la tenue dépendra beaucoup de la nature de vos ongles et de la pose de votre vernis : pour une couleur qui dure plus longtemps, et ce quelle que soit la marque, ne pas oublier base pour préserver la kératine de l’ongle des transferts de pigments et des produits chimiques contenus dans les vernis, et top coat pour protéger la teinte et faire briller.
En conclusion, plutôt que se convaincre que nous devons toutes porter un vernis bien déterminé sous risque de fashion faux pas, peut être vaut-il mieux ne se laisser happer par les nouvelles tendances que par goût réfléchi, de manière spontanée mais sans pulsion, et en fonction du résultat quant à notre carnation. Pourquoi vouloir absolument avoir les mêmes ongles que notre voisine, si cela ne nous va pas aussi bien qu’à elle … et inversement ?




Ce que j’aime dans l’esprit des it vernis, c’est que cela nous donne envie d’essayer des couleurs parfois improbables sur lesquelles on n’aurait pas misé.
Je pense notamment au jaune popularisé cet été par le Mimosa de Chanel. Il ne me serait pas venu à l’esprit de tester sans cela.
Et même si au final, je ne suis pas devenue accro à cette nuance, je trouve la teinte rigolote avec une peau bronzée.
Je crois que je vais craquer très vite sur le Peridot; je l’ai vu porté et les reflets sont incroyables.
http://parisianshoegals.blogspot.com/
Entièrement d’accord avec ton article. Pourquoi s’obstiner à suivre une mode quand on sait qu’au fond, elle ne nous plait pas/ va pas vraiment? Et c’est pas pour la teinte qu’on craque, mais bien pour le logo sur le flacon, sinon, pourquoi ne pas acheter des dupes ( parfois 20x moins cher et avec une tenue équivalente voir meilleures…). Pour les it-vernis Chanel, j’y ai d’ailleurs consacré un article :http://123-makeup.blogspot.com/2011/09/les-dupes-low-cost-des-it-vernis-chanel.html
Mais bon, le plaisir de se faire mousser devant les copines (« sisi c’est le Dior que je porte ») n’a apparament pas de prix x)
Moi j’avoue que je suis pas trop dans le fun en ce qui concerne les couleurs de vernis. Ils sortent des teintes improbables mais perso, je passe pas le cap des couleurs « normales »: rose, rouge, taupe, gris… Dès que ça dérape dans le jaune et le bleu, c’est pas pour moi !
L’avantage des couleurs « classiques », c’est leur facilité à s’associer à de nombreuses tenues et à (presque) toutes les occasions (ce qui demande plus de réflexion avec des teintes sortant des sentiers battus
)
Tout à fait d’accord avec toi… Je craque pour eux
et pour moi jamais sans sur les pieds, sans couleurs ils sont moches !