By The Way… le Baume Beauté Eclair de Clarins ou l’Epineuse Question de l’Eradication des Boulettes

Si les parutions cosmétiques n’ont de cesse de nous vanter moult produits censés apporter éclat et luminosité à notre peau, s’orienter dans la jungle des produits cosmétiques reste peu facile : pour lequel dois je faire mon choix ? C’est poussée par les excellentes critiques que j’entends depuis des mois à son sujet, que j’ai opté pour le Baume Beauté Eclair de Clarins. Il faut dire, que, sur le papier, le bestiau envoie du pâté :

- D’une part au regard de ses utilisation multiples : éventuellement en masque, c’est à dire de façon traditionnelle, en fine couche pour un effet coup d’éclat avant de sortir,  voire même en base de maquillage, afin de faire durer le makeup et protéger l’épiderme.

- D’autre part au regard des ses effets annoncés : l’application du Baume est en effet gage de lissage des traits et des ridules, d’un effet tenseur, d’un « éclat instantané et continu », (selon les termes de la brochure), ainsi que d’une « luminosité exceptionnelle » du maquillage. On voit bien que sans utiliser plus de mots de vocabulaire que Miss France et Mickaël Vendetta réunis, Clarins a su recycler de bonnes vieilles formules dont nos grand-mères se régalaient déjà à l’époque…

La « Rayonnante Beauté de la Reine des Crèmes », le rêve était déjà à portée de main dans les années 20 !

Oui, nous rêvions déjà à l’époque de produits « miracles » capables de nous guérir de tous nos maux en un instant…

Une pommade contre la chute de cheveux et les hémorroïdes… ! Pensez à bien vous laver les mains avant de traiter les deux en même temps !

Autant dire qu’avec une telle prose, Clarins a fait chavirer mon coeur, et c’est ravie que j’ai enfin cru avoir trouvé là le Nana Mouskouri de la musique, le Jean Roucas de la blague, en un mot, le Graal des cosmétiques ! ALLELUIA !

Un appareil photo jetable, les lunettes de Chirac, un arrière plan de toits d’immeubles avec paraboles et hop ! Une nouvelle jaquette CD ! ALLELUIA !

Et pourtant les déceptions ont été nombreuses puisque je n’ai, personnellement, pas obtenu les résultats escomptés : c’est ainsi que, s’il convient probablement en masque pour des peaux à tendance grasse, la mienne, sèche et sensible, s’est trouvée bien trop insuffisamment nourrie, et donc peu lumineuse (il est vrai que la marque conseille d’éventuellement préalablement d’hydrater sa peau si celle ci le nécessite, autant dire que ce n’est pas superflu).

Quant à l’utiliser en très fine couche comme coup d’éclat ou comme base de maquillage, je suis, là encore, très circonspecte : si les nacres présentes dans la crème sont certes gages d’une subtile illumination de l’épiderme lorsque celle ci est appliquée seule, la texture a – du moins sur moi – une légère tendance à boulocher après quelques dizaines de minutes et avec l’ajout d’une crème de jour ou d’un fond de teint fluide, effet fort peu agréable et esthétique s’il en est…

Cependant, ne m’avouant pas vaincue, et prête à guerroyer contre les boulettes,

Non pas celles-là…

J’ai  donc cherché la solution miracle anti peluches sur internet…

- C’est ainsi que jai d’abord trouvé le conseil d’opter pour le rasoir…

Mais en me le passant sur les joues le matin, j’ai cru que j’allais devenir Présidente de la République…

- Ou pour le rouleau autocollant…

Mais au vu de la réaction allergique que j’ai obtenue,

j’ai préféré m’abstenir de tous dégâts esthétiques supplémentaires…

- C’est sur Wiktionary que j’ai enfin eu une lueur d’espoir  : le site propose en effet, pour régler facilement le problème, d’emballer la pièce concernée dans un sachet congélation, de la mettre 24 h au congélateur, puis au final de le laver en machine.

Je vous laisse admirer le résultat, ça a plutôt bien fonctionné…

Il n’en demeure pas moins qu’au vu de la difficulté de la manoeuvre, et des coups de froid à répétition, il m’a semblé préférable d’abandonner mes tentatives. Vous comprendrez donc que c’est à regret que le Beaume Beauté Eclair n’est pas entré au Panthéon de mes cosmétiques préférés.

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La Mode est-elle une Science, un Art… ou un Jeu d’Enfant ?

Si la mode fait indéniablement partie intégrante de notre quotidien, il apparaît pourtant difficile de déterminer son exacte nature : si les mensurations des mannequins sont exigés et scrutés avec une précision mathématique, précision encore aiguisée pour les défilés, la mode est elle pour autant une science ? Si l’on considère l’excentricité dont font preuve les designers, ne serait-il pas plus exact d’appréhender celle-ci comme expression d’une activité artistique ?

Autrement dit, quelle est, sinon la vraie définition, du moins la véritable essence de la couture ? Si l’interrogation apparaît nébuleuse et fort complexe, nous allons pourtant essayer d’y apporter quelques éléments de réponse potentielle…

La mode, une science dure au service d’une liberté technologique ?

Nous avons déjà vu que prêt à porter et astrophysique ne sont pas forcément aussi éloignés que l’on pourrait l’imaginer de prime abord (pour les retardataires, la théorie du chat de Schrödinger appliquée aux défilés c’est ici et ici) : en témoignent ainsi , comme vu dans le premier lien, et de manière sous jacente – même si potentiellement et probablement non recherchées – nombre références aux films d’anticipation (pour Gucci) ou aux jeux vidéos (chez Gareth Pugh). Autant dire que la technologie apparaît loin d’être absente des considérations des couturiers…

et ce, depuis une période non négligeable : si l’invention de la machine à coudre par Bartélémy Thimonnier en 1830 a véritablement révolutionné le monde de la couture, il s’agit bien, au 20ème siècle, de l’avènement de nouvelles matières qui va véritablement transformer les silhouettes : on pense ici aux premiers bas nylons apparus en 1940 -  jusqu’alors en soie du Japon beaucoup trop fragiles -, aux premières utilisations du lycra en 1959 (très utilisé par Azzedine Alaïa) qui peut être étiré jusqu’à 6 ou 7 fois avant rupture, ou encore là l’invention en 1998 par  Jean Claude Jitrois d’un cuir élastifié, posé sur une fine couche de stretch.

Pour que mon enfant devienne une star porno SM, j’ai mon petit secret… (Jitrois)

La technologie s’invite donc dans la couture, apporte son lot de surprises. Et voire plus encore, puisque la machine à rêve semble connaître un emballement ces dernières années : c’est ainsi que, dès 2003, la créatrice Elisabeth de Senneville crée un  vêtement « doublé de fil d’argent pour dévier les ondes magnétiques des téléphones portables, des cristaux liquides posés sur le col et les manches, qui, via des fibres optiques, emmagasinent la lumière du jour pour la restituer la nuit » (1), que, six ans plus tard, Jitrois annonce un « jean en cuir, lavable en machine », que la technologie Heattech – permettant de conserver la chaleur du corps – a fait un carton chez le japonais Uniqlo, installé désormais Boulevard Haussmann à Paris, ou qu’ont été récemment lancés des soutiens gorge équipés de capteurs solaires pour recharger facilement ses appareils électroniques (voir ci dessous) !

Les textiles « lumineux intelligents énergisants » d’Elisabeth de Senneville

Quel fantastique cliché de la japonaise avec ses bols de riz et de soupe… A mon tour de représenter la France avec un soutif cassoulet-saucisse-choucroute (je suis sûre qu’il fera un carton au défilé Victoria’s Secret !)

(ci dessus Soutien-gorge à panneau solaire détachable)

De la théorie à la pratique, aussitôt dit aussitôt fait : après avoir renversé deux boites de conserve sur mon soutien-gorge et constaté que j’allais peut être finalement nuire à l’image de la France, j’ai du me rendre à l’évidence que la technologie supposait un tout petit peu plus de technicité. C’est ainsi qu’en usant de mes grandes connaissances en électricité, j’ai pu parvenir – par un ingénieux et non moins mystérieux concept – à révolutionner le monde de la mode en devenant la première « femme-sapin-de-noël-d’intérieur » (piles non fournies).

Et davantage : si la technologie se met au service de la mode, elle lui promet d’atteindre prochainement de nouveaux sommets, en témoigne cet article du journal Libération  : « les textiles de demain auront de nombreuses applications biomédicales. Des prototypes équipés de microcapteurs médicaux, d’un millimètre ou moins, sont à même d’enregistrer toute une série de fonctions corporelles comme les rythmes cardiaque et respiratoire ou le taux de transpirations » (2). La mode, une science ? Peut être pas totalement, mais une science, au service de la mode, définitivement.

La mode, une science sociale au service de l’imaginaire ?

Plus encore, ne peut on pas appréhender la mode comme une formidable – mais peut être néanmoins méconnue – facette de la science sociale, voire même de l’anthropologie ?

Une science sociale au service de la liberté des individus

La mode peut ainsi, à de nombreux égards, apparaître comme génératrice de liberté des individus et de libéralisme.

Expression de libération des corps en premier lieu : dans la même lignée que le body art, le body paninting,  les piercings,  les tatouages, les manifestations d’expression corporelle par le textile ou la cosmétique ne manquent pas…, que ce soit au quotidien ou sur les podiums (on se souvient de Rick « Zombie Boy » Genest ou de la top Charlotte Free) ; une libération des choix morphologiques donc qui n’est peut être pas sans rappeler la naissance, en 1958, de la mini jupe par Mary Quant, qui avait d’ailleurs, face aux critiques, qualifié la coupe de fort pratique car permettant aux femmes de courir plus aisément après le bus.

Expression de libération des esprits ensuite, par l’adoption d’un un point de vue plus consumériste : c’est ainsi que des marques comme The Kooples, Dove, voire même Make Up For Ever, tentent, on en a déjà parlé, de se donner une image plus grand public et plus accessible via leurs campagnes de publicité.

Ohhh des boucles d’oreille fleurs ! Mais quelle idée de génie ! Est-ce que les créateurs de bijoux se disent qu’ils dessinent toujours la même chose depuis la maternelle ? (la question vaut aussi pour les architectes)

Il va également sans dire que la démocratisation du luxe – ce dernier étant devenu presque obsessionnel – pour le plus grand nombre participe de cette tendance :  en joaillerie par exemple où Mauboussin n’hésite pas à afficher ses campagnes dans les stations de métro en indiquant des prix souvent bien inférieurs à ceux du marché,  ou Buccellati, et sa ligne de bijoux Blossom (ci dessus) plus accessible en argent ; en matière textile également – en témoigne l’idée marketing initiale de Zara : copier les pièces de créateurs en ne modifiant que quelques détails pour éviter la contrefaçon – : on pense à H&M et ses partenariats avec Karl Largerfeld (en 2004 et 2010), ou plus récemment Versace, ou aux lignes « bis » des couturiers moins coûteuses pour le consommateur (telles que See by Chloé, D&G (désormais supprimée), Marc by Marc Jacobs, voire même la collection Karl Lagerfeld  vendue sur Net à Porter à partir de fin janvier).

Exclusif MVU People ! Le nouveau jouet des enfants Beckham ! Un homme a colorier !

La course, un temps rampante désormais galopante, du luxe se  manifeste également à travers les cosmétiques. Pour illustrer au mieux cette idée, on pense bien évidemment à l’emballement des ventes des vernis à ongles des grandes maisons (on avait déjà déjà abordé la question). Chanel est en première ligne : les flacons suscitent une telle convoitise chez les beautystas que les laques se trouvent généralement en rupture de stock quelques jours, voire quelques heures après leur sortie. Aucun doute que la collection Spring 2012 (April, May et June, ci dessous, au demeurant fort agréables à regarder, mais n’innovant pas vraiment au niveau des teintes qui parent déjà notre kératine ongulaire), ne dérogera pas à la règle…

Il n’en demeure pas moins que la mode – comprise ici dans un sens aussi bien textile que cosmétique – conserve un caractère de carcan  bien présent : outre les fameux « dikats » de la mode, la nécessaire adaptation des tenues aux circonstances, distinction subtile des couches sociales et élitisme semblent encore bien présents du fait notamment du caractère onéreux de nombreuses pièces d’exception. La puissance n’est pas si facile d’accès…

Le leader,  la pensée magique et la recherche du héros

Il semble également opportun d’évoquer la place des couturiers dans l’univers actuel. Portés aux nues, encensés, voire même vénérés, si John Galliano est tombé de son piédestal, Karl Lagerfeld, lui, domine incontestablement le monde de la couture. En témoigne sa collection éponyme vendue chez Sephora de cet hiver, entièrement à l’effigie, de la sulfure à la palette de fards à paupières !

Les designers d’aujourd’hui sont ils les nouveaux leaders ? La question peut se poser (et elle le sera davantage dans un très très prochain article).  Ainsi, – et plus encore dans un monde en recherche de soulagement dans un difficile contexte de crise, nous en avons précédemment parlé – la mode apparaît terreau d’une pensée magique, voire même support de phantasmes.

Ils sont joyeux, souriants, colorés et féeriques, l’ours en peluche inspiré de Karl Lagerfeld (à gauche) et la poupée Karl vendue chez Sephora (à droite)… Si vous voulez que vos enfants n’attendent plus rien de vous aux prochains anniversaires, vous avez la solution !

C’est ainsi, que, s’ils n’avaient initialement pas pour objectif spécifique de s’appliquer à la mode, cette dernière semble pourtant pouvoir s’approprier les propos du politologue Georges Burdeau : ainsi, « parce qu’il fournit une explication qui passe par la sensibilité et non par la raison, le mythe offre à l’homme d’aujourd’hui la chance qu’il ourdit à travers toutes les images que les mass media mettent à sa disposition : celle de vivre par personne interposée, l’existence olympienne que lui interdit le prosaïsme de sa situation » (3). Autant dire, que les grands noms de la mode se font donc aujourd’hui nouveaux héros  – charismatiques tout autant que mythiques – du système contemporain.

La mode, un art autolimité de la transformation des corps et des esprits ?

Si Donatella Versace considère, dans le documentaire de Loïc Prigent « The Day Before », que « la mode n’est pas un art », mais  davantage l’expression d’une « culture populaire », la couture ne serait elle pourtant pas une science à la limite, voire même dans l’antichambre du domaine artistique ?

Un art au service de l’imaginaire du corps…

Si le corset (à gauche)  apparaissait pour l’époque un outil – certes ingénieux mais néanmoins fort peu confortable – pour afficher une taille toute en finesse, ou que la crinoline (parodiée ci dessous) – remplacée par la suite par la tournure, permettant de donner du volume uniquement à l’arrière de la robe – ont été supprimés au début du XXème siècle (à l’initiative du couturier Paul Poiret), il va pourtant sans dire que la mode s’est faite, depuis toujours,  instrument affirmé de transformation des morphologies par les tissus et l’habillement.

Cependant, si la recherche de transformation, d’aliénation – voire même dans certains cas une forme d’altération – des corps trouve sa place dans les défilés d’aujourd’hui, celle-ci semble être alors surtout au service d’une véritable stimulation de l’imaginaire.

C’est ainsi que l’on ne peut que songer aux créations surprenantes – parfois radicalement à contre courant de l’image habituelle que l’on se fait du beau – de certains couturiers comme Gareth Pugh à Thierry Mugler en passant par Alexander McQueen (ci dessus),  Comme des Garçons, voire Paco Rabanne ;

Mickey Rourke va mieux depuis qu’il a relevé la tête de la coke !

que l’on ne peut que rêver aux robes merveilleuses de Manish Arora (ci dessus), de Mary Katrantzou (on se souvient du défilé Spring Summer 2012 rappelant la Dorothy du magicien d’Oz) ou aux tenues éblouissantes du défilé des Anges de Victoria’s Secret (ci dessous avec Alessandra Ambrosio et Constance Jablonski au défilé 2011-2012) ;

Comme les dindes, Alessandra Ambrosio se sent pousser des ailes !

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… ou que l’on ne peut que fantasmer devant les escarpins au design souvent féérique mais

parfois dérangeant de Christian Louboutin (autant dire que, pour ce dernier adjectif, la série de photos réalisée par David Lynch de certains de ses modèles fétichistes comme les « ballet shoes » (à droite et ci dessous) en est un exemple criant…).


Manish Arora n’est pas non plus le dernier quand il s’agit de créer un malaise… Mais quitte à s’inspirer d’affiches de film, j’ai ma petite suggestion…

… Un art pourtant autolimité par les contraintes corporelles

Il n’en demeure pas moins que, si la mode est un art, elle demeure incapable de transformer totalement le corps. Alors qu’ Eric Emmanuel Schmitt mettait en scène un jeune homme mutilé au service de l’art dans son roman « Lorsque j’étais une oeuvre d’art », l’artistique étroitement lié à la transformation ne semble trouver sa place dans la couture qu’en opérant fusion avec les corps. Et c’est là où le bât blesse : comme le déclare Catherine Schwaab, rédactrice en chef de Paris Match, « le vêtement ne sera jamais vraiment une oeuvre libre » (4).

Et là est bien la limite : contraintes sociales, conjoncturelles et circonstancielles, tout autant que corporelles ont tôt fait de freiner l’imagination des couturiers : le corps a beau trouver une certaine aliénation dans le vêtement, il n’en demeure pas moins que le textile se doit malgré tout de s’adapter aux lignes des contours et des profils, et nous aurons l’occasion de développer la question bien en détail…

La partie ne semble pourtant pas proche de s’arrêter.  Si pour rassembler au mieux tous les éléments qui la composent et donner une définition précise et affûtée de la mode, l’on pourrait être tenté de qualifier celle-ci de « science artistique », il n’en demeure pas moins qu’entre pièces textiles hautement technologiques, tentatives de transformations des corps et des esprits par le prêt à porter ou la haute couture et brouillage et fourmillement des looks, la vraie définition de la mode ne se trouverait-elle pas davantage dans la réponse à l’interrogation suivante :… et si, en définitive, la mode n’était qu’un jeu d’enfants ?


(1) C. Schwaab, Fashion Mode d’Emploi, p. 154, Flammarion, 2010

(2) C. de Malet, « Le textile toujours plus intelligent », Libération, 14/10/2007

(3) G. Burdeau, Ecrits de Droit Constitutionnel et de Science Politique, p. 356, Editions Panthéon-Assas, coll. Les Introuvables, juin 2011

(4). C. Schwaab, précité, p. 86

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By The Way… Le Secret Camouflage de Laura Mercier

A moins d’opter pour un fond de teint très couvrant – ce qui n’est pas véritablement gage de confort et de naturel, fonction des marques et du type de peau – imperfections diverses – tâches brunes, rougeurs diffuses, boutons disgracieux, cicatrices persistantes -  risquent fort de se trouver insuffisamment dissimulées.

Meme si demeurent toujours quelques irréductibles gaulois adeptes du naturel et pourfendeurs de makeup, rivalisant d’ingéniosité et de fantaisie pour dissimuler avec élégance et raffinement ces imperfections – on évoquera notamment et à titre d’exemple…

… l’incontournable cagoule latex cloutée idéale pour les long voyage en avion…

… l’indispensable masque de catcheur pour border délicatement les enfants le soir…

… ou le classiquissime et tellement chic masque de boue qui saura vous rendre désirable auprès de tous en toute circonstance… (Recommandation spéciale de notre Denis national dans ses petits secrets beauté…!

Préface de Zinédine Zidane…! Ca vaut son pesant de neurones !

… même si les choix permettant de contourner un usage cosmétique se bousculent donc, il n’en demeure pas moins que, pour obtenir un teint (presque !) parfait, il reste souhaitable (et plus pratique) d’ajouter à sa routine de makeup  un correcteur, gage de floutage de tous types de défauts cutanés indésirables.

Sa réputation le précède, mais c’est pourtant de façon purement conjoncturelle que j’ai choisi le Secret Camouflage de Laura Mercier : deux corners ont en effet ouvert au Bon Marché et au Printemps Haussmann.

Décortiquons un peu ce nouveau produit :

Laura Mercier : Si on a connu plus vendeur comme nom de marque commerciale (pas Ménard non, même si leurs produits sont fantastiques), à bien y réfléchir, on peut ici soulever plusieurs hypothèses :

- En conclure que les efforts ont (largement) été concentrés sur le produit davantage que sur l’image (peut être qu’un jour L’Oréal se transformera en Jean-François Martin pour doper ses ventes…?)

- Que la marque ne surfe sur le légendaire charisme de notre ministre de la justice… ?

Poueeeeet ! Mercier ? On parle enfin de moi ? Je vais enfin accéder à la célébrité ? Nooooon Michel, fais comme tu sais faire, tu continues de sourire gentiment et t’attends que ça passe…

Secret Camouflage : On connaissait les noms à rallonge de certaines enseignes pour nous envoyer des wagons de rêves cosmétiques, … voilà t’y pas que l’on découvre le génie militaire pour nous parachuter des peintures faciales !

Attention de bien étaler le fond de teint pour éviter les petites imperfections et les tâches brunâtres mon commandant !

Et le packaging dans tout ça ? Sobre, élégant, sans superflu. Banal en somme.

Wahou ! Une palette carrée !

Bon bon bon… Et ça marche ? (Non parce que le résultat, toussa toussa): Si le seul bémol que j’avancerais est pour moi l’incapacité à l’utiliser en tant qu’anticerne – les ridules se trouvent marquées au bout de quelques heures – je dois dire qu’en tant que correcteur, il est de loin, parmi ceux que j’ai pu tester, l’un des meilleurs correcteurs existant sur le marché des cosmétiques.

La palette se présente avec deux teintes, l’une claire, l’autre plus foncée, (j’ai le boîtier n° SC-5) à mélanger ensemble pour obtenir la couleur parfaite. Sur le papier le prix semble certes relativement élevé (38 euros les 7 g), mais la durée de vie du produit apparaît fort prometteuse puisque vraiment très peu de produit suffit, ce qui rend le rapport qualité prix vraiment intéressant.

Et comment ça marche ?

L’application d’un correcteur se fait de préférence après le fond de teint, pour une meilleure dissimulation des imperfections.

Pour mélanger les deux couleurs, l’application au doigt reste bien sûr toujours une option. De mon côté, je la trouve cependant bien trop peu hygiénique et précise. J’utilise donc un pinceau paupières fin (Sephora, n° 26… que l’on n’oublie pas de nettoyer après !).

Si Lolo (Laura Mercier quoi) recommande de mélanger les deux teintes sur le dos de la main avant application, je préfère quant à moi – mais à vous de voir ce que vous préférez – appliquer d’abord la teinte la plus foncée, puis la plus claire et estomper le cas échéant.

Une fois poudré (pas trop ! La poudre n’offre un résultat velouté et transparent que sans surplus) le résultat est fixé et matifié pour toute la journée sans problème (testé et approuvé).

Et, last but not least, je ne peux que profiter de ce premier article de 2012 pour vous souhaiter à tous une excellente année pleine de mode, de cosmétique et d’humour !

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