By The Way… Le Pull Argenté

La période hivernale particulièrement propice aux interrogations en tout genres, me voilà à la recherche de la façon la plus aisée de flatter un teint assombri par les brusques variations de température fraîchissantes avec les intérieurs surchauffés, le manque de lumière naturelle, la fatigue causée par la difficile adaptation de l’organisme aux nouvelles conditions climatiques voire les abus gastronomiques générateurs de brouillage de teint…

Attention au brouillage de teint !

Afin de me donner bonne mine en ces temps de frimas – et outre les solutions cosmétiques comme celles-ci ou celles là, voire ces dernières – , j’ai donc essayé :

- Divers accessoires : les slips radioactifs…

… mais j’ai du, à regrets, abandonner cette idée, n’ayant plus de place pour un sixième bras…

- J’ai donc tenté les dents en strass…

… mais avec la crise, j’ai malheureusement été contrainte de les revendre une par une et m’en séparer (douloureusement) en accrochant une petite ficelle à la porte (ou à la Porsche)…

Vas-y James ! On fait la molaire gauche ! Appuie sur le champignon !

- J’ai aussi voulu tenter la luminothérapie en faisant l’acquisition d’un Lomme Bed :

Enfin un format de lit transportable avec sa petite hanse pratique ! Mais veillez bien à allumer le lit et changer les draps de la lampe !

… mais, ayant failli m’étouffer devant le prix (42 000 Euros),  j’ai donc tenté d’en construire un moi-même…

Amis nudistes ! Préparez vous aussi votre arrivée sur la plage en pensant au bronzage intégral en cabine !

… mais le résultat était beaucoup moins confortable (et puis Bruce Willis n’est jamais venu)

- J’ai alors envisagé me badigeonner le corps de paillettes comme Edward dans Twilight (ce qui n’est pas du tout ridicule…) avant de me mettre au soleil (topless forcément) :

« Je suis sûr que je me suis fait avoir ! Dans trois minutes t’enlèves le bas pour éviter les démarcations qu’ils m’ont dit !  Pfff j’aurais du faire des UV en cabine ! Comment je vais faire cet été à Bandol ?!? « 

… mais le résultat évoquait plutôt Jean Claude Dusse (avec un D comme Dusse) dans Les Bronzés…

- Je me suis donc tournée vers le tuning… dans l’optique d’ obtenir un résultat aussi lumineux que celui ci-dessous (on remarquera l’impardonnable faute de goût d’avoir oublié le volant fourrure et le sapin odorant) :

Un accident avec cette voiture, c’est une rivière de diamant sur la chaussée. N’hésitez pas ! Ne freinez pas !

… mais avant de me lancer, il me fallait l’avis du spécialiste !

Il me répond : Peu ! Il a des jantes alu coco !

La solution m’a, de fait, paru évidente : afin d’apparaître aussi brillante (dans tous les sens du terme…) qu’une jante, je me suis confectionné un top en aluminium…

… mais lorsque le traiteur en bas de chez moi a tenté de me mettre au four avec des épices pour son plat du jour, j’ai tout de même préféré – par prudence – opter pour la solution de facilité…

Pull : Ralph Lauren

Même si cela n’a rien à voir avec cet article, voici une petit mise à jour  actu concernant mon billet de la semaine dernière sur le droit à la différence dans la mode du 23/11/2011 :

Je ne peux que me féliciter que les thèmes que j’évoque ici se révèlent des sujets brûlants et totalement liés à l’actualité  féminine : la journaliste Coco du blog Tendances-de-Mode vient aussi tout juste d’évoquer à peu de choses près la même question dans le numéro de cette semaine de Grazia (paru le 25/11/2011). Dans son article intitulé « Place aux beautés singulières », celle-ci évoque en effet la question d’une « place de choix à la différence » conférée à des physiques inhabituels et atypiques tels que ceux de Léa T. ou de Crystal Renn (Grazia n° 02144, semaine du 25/11/2011, à lire p. 88)





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Le Droit à la Différence dans la Mode est-il une Utopie ?

Si Kate Moss ou Devon Aoki (à droite) font figure de particularisme dans le milieu du mannequinat du fait de leur taille relativement petite pour le métier (toutes deux moins 1m70), que l’âge ne semble plus être un obstacle pour défiler pour les plus grands couturiers – on pense ici plus particulièrement à Inès de la Fressange qui a, par exemple, arpenté les podiums pour Chanel lors de la collection Spring-Summer 2011 – les codes et les limites de la mode semblent, sinon repoussés aux extrêmes, tout du moins de plus en plus bousculés.

Mais qu’en est il réellement ? Entre le folklorique ou le politiquement incorrect, la frontière n’apparaît nécessairement pas avec autant d’évidence que l’on pourrait l’imaginer de prime abord. Autrement dit : le droit à la différence dans la mode fait-il, ou non, figure d’utopie ?

La mode, un devoir de différence

Des designers illusionnistes : le politiquement incorrect et l’anticonformisme sur les catwalks

            A première vue, les podiums se révèlent un véritable patchwork d’influences et de différences, dont le renouvellement semble perpétuel. Les derniers défilés depuis quelques saisons en ont d’ailleurs été le reflet. Les marques semblent aujourd’hui ne plus hésiter à choisir, pour représenter leur image, des personnages fort atypiques : c’est ainsi qu’au milieu de dizaines de tops à la blondeur évanescente, le mannequin rising star, Charlotte Free, dont l’étincelante chevelure fuschia a ébloui les catwalks, a ainsi défilé cette saison pour Marchesa ou Jeremy Scott.

Charlotte Free pour Roksanda Ilincic (à gauche) et Jeremy Scott (à droite) pour les collections Spring Summer 2012

C’est là qu’on voit que Lotus Petite Fleur était déjà bien avance sur les podiums : le rose et les imprimés à fleurs du Printemps prochain ! ( et là aussi !)

Charlotte Free avec le photographe Terry Richardson

Attention ! Attention ! Message de la  Fédération-Des-Cordonniers-En-Colère : marcher sur Charlotte Free, ça bousille les talons !

Pas de doute, on est bien loin de l’élégance beaucoup plus

traditionnelle d’une Frida Gustavsson (à droite) ou d’une Magdalena Frackowiak (à gauche).

 

 

De la même façon, le couturier Thierry Mugler a lui aussi créé la surprise en faisant non seulement défiler des people comme Lady Gaga lors du défilé Fall Winter 2011-2012 (à gauche) – qui  a ainsi fait son entrée dans le clan très fermé des Fashion Week -, mais surtout le canadien Rick Genest, alias « Zombie Boy », mannequin masculin affectionnant les décorations dermiques et semblant avoir fait de Romero son père spirituel…

« Pfiou ! On s’ennuie ferme à ce shooting ! Et si je me faisais un petit gommage moi, j’ai un peu mauvaise mine et quelques poches sous les yeux… Quelle vie… Des heures à me faire piquer par un sadique compulsif en panne d’encre de couleurs, pour finir par faire un ersatz du Penseur de Rodin… »

Rick Genest pour Thierry Mugler (haut) lors du défilé Fall Winter 2011-2012 et pour le magazine GQ Italie (bas), août 2011

Je vous présente les deux charmants bambins de Zombie Boy ! Félicitations au papa ! Bon courage à la maman !

Et puisque si les zombies sont à la mode des catwalks, ils le sont depuis beaucoup plus longtemps pour le septième art. On peut donc dire qu’ici, l’aparté apparaît plus qu’opportun… Si vous ne l’avez pas vu, je ne peux que vous encourager à visionner l’un des films atteignant le top 5 du classement mondial des plus grosses bouses du cinéma (selon imdb.com)…

House of The Dead, un chef d’oeuvre au scénario tenant sur un petit pois,  et aux répliques qui semblent prouver, à elles seules, que certains dialoguistes hollywoodiens sont sous acides : ainsi lorsque le héros – un jeune dindon au brushing parfait dont le courage n’a d’égal que le vide abyssal qui illumine son regard – rencontre le grand-vilain-méchant-pas-beau (ce dernier flanqué d’un costume digne des trains fantômes à la fête à Neu-Neu) s’ensuit alors un échange moralo-philosophico-politique sur la Vie et le Temps de grande qualité :

- Mais pourquoi veux-tu devenir immortel ?

- Parce que je ne veux jamais mourir !

C’est grand non ? Splendide !

Et les effets spéciaux ne sont également pas en reste (même s’il serait en définitive plus correct de parler « d’effet spécial » – forcément, le film n’en contient qu’un… -  un « bullet time » au rabais que le spectateur se cogne à répétition…) ! Le mieux reste ici de vous laisser juge avec la vidéo ci dessous (ATTENTION SPOILER ! Il s’agit de la scène finale du film dont bien évidemment l’intrigue ne permet pas de prévoir la mort, si violente et si injuste, du grand-vilain-méchant-pas-beau… Oops (i did it again, I played with… ah non ça c’est autre chose) j’ai pas fait un nouveau spoiler là ?)

House of the dead

Bien bien bien, après cette petite giclée de cerveau, revenons à nos moutons et nos (micro)chèvres…

A ce propos – et ce sera le second et le dernier aparté, promis ! – je vous présente l’amie Crochèvre, dont j’ai fait connaissance ce week-end en passant par Availles-sur-Chizé (vous ne connaissez pas ce haut lieu fashion ? C’est normal ! Mais c’est très sympa quand même), et qui m’a très aimablement poussée dehors avec ses petites cornes quand elle a vu que je n’avais rien à lui donner à manger !

Ainsi, si certains mannequins surprennent, d’autres créent également la surprise comme le top Andrej Pejic sur les podiums féminins. Si à première vue, rien ne semble surprendre ici, l’illusion est pourtant parfaite… Mais qu’est-elle donc réellement…?

Ci-dessus en robe de mariée au défilé Jean-Paul Gaultier Couture Printemps-Eté 2011

Non, non, non, vous faites fausse route…

Eh oui ! Andrej est un homme !

        Mmm… Certains ont visiblement mal compris mon tuto smoky…    

Andrej Peijic ou le triomphe de l’androgynie (ici avec Rick Genest pour GQ Italie (août 2011))

Dans le même sens, on ne peut que rappeler le mannequin transsexuel Léa T., qui a notamment réalisé les campagnes de Givenchy (à droite, nu(e) pour Vanity Fair… Heureusement que la main est bien placée !).

On ne manquera pas non plus de se remémorer les défilés plus que renversants – et c’est un euphémisme – du regretté Alexander Mc Queen dont les shows viraient davantage à un véritable « happening artistique » plutôt qu’à un classique défilé de mode. On rappellera à cet effet, qu’il n’a pas hésité à mettre en en scène le mannequin Aimee Mullins, amputée de ses deux jambes, mais défilant sur des prothèses en bois (ci dessous).

Des designers illusionnistes : le politiquement incorrect et l’anticonformisme dans le marketing

Dans la même veine excentrique, Marc Jacobs n’hésite pas à réaliser des publicités avec des people comme Victoria Beckham ou Helena Bonham Carter, loufoques voire aberrantes dans un milieu où le beau – où tout du moins un certaine vision de celui-ci – semble en principe omniprésente. Ce n’est pas le vêtement que l’on cherche ici à mettre en valeur, mais la créativité et l’imagination du couturier… et il faut dire que c’est plutôt réussi…

Ci-contre, Helena Bonham Carter pour Marc Jacobs


« Helena Bonham Carter ??!? C’est frais comme poisson ça ?!? »

Idée cadeau de Noël ! Toujours souriante, fanfaronne et boutentrain, la Victoria Beckham se faufilera aisément dans votre sac !

En option : Si vous trouvez votre Victoria Beckham bien trop tristounette pour égayer vos soirées, les accessoires (cocotier sur la tête, lunettes de mouche…) sauront la rendre autrement plus festive !

Victoria Beckham pour Marc Jacobs

On constate également une modification radicale de la mise en œuvre du marketing pour certaines enseignes : que ce soit Dove  dans les soins cosmétiques (ci dessous, à droite),  American Apparel et ses  campagnes contestées mettant en scène ses vendeuses (dans des clichés pas toujours du meilleur goût…), The Kooples (ci dessous, à gauche) qui ne montre pas des mannequins taille 32 mais de jeunes couples (supposés), ou encore la marque adulée de toutes les beautystas, Make Up For Ever, qui a récemment lancé un grand concours afin de choisir parmi les internautes sa nouvelle égérie, toutes tentent de se donner une image plus accessible envers le grand public.

Des designers illusionnistes : les artisans de la libération du corps de la femme ?

On le sait, si durant des années, ce sont des femmes de plus en plus filiformes qui ont investi les catwalks, la tendance semblerait aujourd’hui s’inverser, en témoigne le numéro de Vogue d’octobre (n°921) qui titre sur le retour du sex appeal (à ne pas confondre avec le sexe à pile).

Et ce dernier semble aujourd’hui à la fête, comme le montrent les podiums sur lesquels il n’est plus rare de croiser plusieurs des supermodels de la marque de lingerie Victoria’s Secret… « anges » éloignées pourtant des Fashion Week il y a encore peu en raison de leurs formes féminines bien trop prononcées. Adriana Lima – à l’instar de la magnifique Rosie Huntington Whiteley – a ainsi défilé pour les plus grands, comme Louis Vuitton, Karolina Kurkova ou Miranda Kerr ont été aperçues aux défilés Chanel… et la liste est loin d’être exhaustive.

Adriana Lima (à gauche) pour le défilé Fall Winter 2010 Louis Vuitton/ Miranda Kerr (à droite) pour le défilé Spring Summer 2012 Chanel

Rosie Huntington Whiteley pour Louis Vuitton (Fall Winter 2010)

Davantage encore – et même si la question reste toujours délicate dans le monde de la mode – on ne peut également que constater un avènement certain des mannequins « plus size »  à commencer par Crystal Renn qui connaît une surmédiatisation lorsqu’elle défile pour Jean Paul Gaultier pour le défilé printemps-été 2006 (à droite), puis lors de la sortie de son autobiographie, « Hungry ».

Loin d’être en reste, les magazines multiplient publications et shootings : c’est ainsi que la sublime Tara Lynn (taille 48 – ci dessous à droite) dévoile toute sa sensualité dans Elle, que Lizzie Miller n’hésite pas à poser nue dans Glamour US en 2009,  ou que le célébrissime photographe Terry Richardson effectue pour le numéro de janvier 2010 de V Magazine une série de clichés intitulée « One Size Fits All » présentant Jacquelyn Jablonski et Crystal Renn (ci dessous) dans les mêmes tenues, avec un résultat tout aussi réussi chez l’une ou chez l’autre (toutes les photos ici).

Plusieurs sont donc celles, aujourd’hui, à passer de l’obscurité aux spotlights.

 

 

Allez courage les filles c’est presque ça pour le grand écart en talons !

La mode, un droit à l’indifférence ?

Il n’en demeure pas moins que se pencher davantage sur le problème de la différence dans la mode semble irrémédiablement mener à une conclusion en demi teinte :

En effet, si certains designers apparaissent opter de plus en plus, afin de les représenter – que ce soit sur catwalk ou sur papier glacé -, pour des mannequins atypiques, ce choix ne répondrait-il pas en réalité davantage à une mode ? On pense ici particulièrement à Charlotte Free ou Zombie Boy, voire même à Andrej Pejic dont le numéro de Dossier Journal dont il faisait la une topless a été retiré de la vente par Barnes and Noble au printemps dernier.

Une fois l’effet de surprise passé, il semble en effet peu probable que la première conserve indéfiniment la singularité capillaire qui l’a fait connaître. On ne peut donc que se demander si leur présence sur les catwalks aujourd’hui, n’est pas en réalité un phénomène purement ponctuel… et  touchant en réalité davantage au folklorique qu’au véritable politiquement incorrect. De la même manière, si, on l’a dit, Kate Moss et Devon Aoki se distinguent par leur petite taille – dans un milieu dans lequel les mensurations sont examinées avec une précision presque scientifique – le nombre de celles culminant à une hauteur semblable qui ont réussi à faire carrière demeure résiduel. Comment donc expliquer le succès de Kate ? Il semble que le star system n’y soit pas étranger.

Alors certes, on l’a dit, plusieurs marques choisissent aujourd’hui de confier les rênes de leur image à des modèles apparaissant au premier abord plus accessibles… Accessibles ? Il s’agit plutôt de se demander si d’accessibles elles ne passent en réalité pas à élitistes en générant des codes vestimentaires entre initiés !

Quant à l’avènement des mannequins plus size, rien n’est moins sûr : d’une part, si l’on considère que leur présence fait encore figure d’exception dans l’univers des périodiques et des défilés, d’autre part lorsque l’on se rappelle les propos de Karl Lagerfeld lors d’une interview au magazine allemand Focus fin 2009 : « Personne ne veut  voir des femmes rondes dans la mode », et il ajoute : « dans le monde de la haute couture, il est question de rêves et d’illusions ».

Eh oui ! Même Crystal Renn a fondu pour la campagne Jimmy Choo !

Si les propos sont durs, le créateur résume peut être là bien la situation : illusions de prestidigitateurs d’un côté, mais surtout illusion d’égalité de l’autre. Si des raisons économiques peuvent expliquer que la mode tarde à intégrer davantage des formes féminines, certaines mentalités sont également à changer : en témoignent les propos scandaleusement choquants que Janice Dickinson, (ci dessous) autoproclamée « première supermodel au monde », ayant aujourd’hui 56 ans et à la tête de sa propre agence de mannequins n’a pas hésité à tenir lors d’une interview au New York Post en 2007, durant laquelle elle ne manque pas déplorer le poids de ses recrues qu’elle tente de faire maigrir, « espérant qu’elle deviennent anorexiques », et précisant qu’elle ne « plaisante pas ». Autant dire que la star du mannequinat semble confondre désirs commerciaux et maladie potentiellement mortelle …

(« I’ve got 42 models in my agency and I’m trying to get them to lose weight. In fact, I wish they’d come down with some anorexia. … I’m not kidding »).

Si M6 semble avoir trouvé la solution dans son émission Belle Toute Nue, censée redonner aux femmes – participantes comme spectatrices – confiance et foi en leur corps et en leurs courbes, il est à se demander s’il ne s’agit pas en réalité d’une énième cristallisation télévisuelle de ce mal être…

Il semble donc que, là encore, l’illusion était (presque) parfaite.

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By The Way… le Visionnaire LR2412 4% de Lancôme

Si chaque saison voit son lot de cosmétiques (plus ou moins) révolutionnaires arriver sur le marché, la rentrée 2011 a été clairement envahie par les sérums et autres soins d’exception ultra concentrés (on en reparlera).

Or, pour protéger suffisamment sa peau d’un vieillissement prématuré en raison des agressions extérieures causées par les brusques changement de températures, des frimas trop vigoureux, ainsi que des radicaux libres engendrés par le stress oxydatif, la pollution, ou la fumée de cigarette, ces derniers se révèlent – sinon essentiels – du moins fort utiles.

Comme Némésis (Resident Evil), vous n’avez pas pris soin de votre peau ? Pensez à investir dans un sérum !

Afin de bien répondre à nos nombreux besoins, les marques n’hésitent pas alors à nous inventer des néologismes aux superlatifs longs comme la Muraille de Chine. Nous avons toutes aperçu les crèmes « merveillance », « nirvanesque », « nutrissime », les contours des yeux « prodigieux », les crèmes « perfect radiance », « l’idealist serum peau neuve affinant lissant » (petite préférence pour celle-ci qui ne s’étouffe pas de modestie !)… néologismes censés éveiller la case « achat » de notre cerveau.

Ohhh !!! Il me faut absolument l’Advanced-Mysterious-Super-Magic-Cream-Regenerative-Solution-Mega-Top-Moumoute 12% !

Lancôme ne déroge pas à la règle mais a, quant à lui, fait le pari d’activer une autre zone de notre cerveau en nous ramenant à l’époque des boules puantes et autres solutions colorées :

« Eh Jean-Herbert ! J’ai trouvé un super nom pour notre campagne Lancôme ! Je viens d’y penser en regardant ma vieille boite de chimie. On a qu’à l’appeler Ellerevingtequatredouzequatrepourcent ! C’est super vendeur non ?

- Tu te fous de moi ? C’est le code-barre de ta boite ! Allez au boulot Jean-Barnabé !« 

LR2412 4%. Si le nom de la dernière nouveauté de Lancôme évoque davantage une création d’Umbrella Corporation , il n’est pourtant pas  ici question d’arme biologique, mais bien d’un fluide censé améliorer de façon radicale l’aspect de l’épiderme.

Le premier point à relever est incontestablement l’esthétique du packaging externe : Lancôme a donc pensé à tout puisque, même une fois terminé, le flacon ne manquera pas d’embellir votre intérieur.

Starck ? Pfff c’est tellement surfait ! Prenez donc Lancôme qui se révèle être aussi un formidable couteau suisse !

Il apportera joie et sérénité à la table de nuit (on remarquera que nos amis du marketing ont finalement obtenu une petite mention, entre parenthèse et sous le gros VISIONNAIRE, du LR2412 4% ! Bravo les gars !)…

Il vous rappellera qu’il reste toujours un endroit à dépoussiérer…

Il ne manquera pas d’apporter une touche de gaîté dans vos toilettes…

…pas plus qu’il ne manquera de permettre à vos amis de s’interroger sur votre état de santé mental…

Bon bon, et sinon venons en au second point  : ça fonctionne ?

Le produit se révèle tout d’abord un vrai plaisir à l’application : la texture, non grasse, pénètre rapidement (et ne transforme pas son utilisateur en enseigne de Las Vegas en pêchant par un résultat trop brillant une fois posé). Le sérum, ensuite, tient certes incontestablement beaucoup de ses promesses cependant, si les pores sont floutés, la peau assouplie et les ridules atténuées, il me semble pourtant essentiel de l’associer – comme tout sérum – à une crème de jour ou de nuit, particulièrement en période de grand froid, au risque de devoir pallier à une légère déshydratation de l’épiderme.

En conclusion, je ne suis  donc pas certaine de le racheter au vu de son prix restant très dissuasif (82 Euros pour 30 ml) et fort excessif, malgré les résultats apportés.

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Comment Etre Aussi Heureux qu’un Acarien chez Saint Maclou (le Smoky Bleu)

Le smoky est au maquillage ce que l’acarien est au matelas : un classique.

Imaginez maintenant cet acarien au salon de la moquette et vous comprendrez le plaisir que certaines femmes peuvent éprouver en rendant leur regard félinement sensuel…

Avant maquillage…

Après maquillage…

Presque aussi ancien que les arachnides chez Saint Maclou, le charbonneux a fait son apparition dans les années 20, pour marquer le regard des actrices hollywoodiennes qui tournaient en noir et blanc. La technologie cinématographique de l’époque n’invitait donc pas les maquilleurs à des excentricités de couleurs…

Top à la déconne…

Si les techniques de smoky sont nombreuses : étiré vers les tempes, amplifié jusqu’au sourcil, dégradé ou non, plus ou moins coloré – mouvement en partie amorcé par Make Up For Ever et sa palette Smoky (dont on reparlera) – voici l’une des mes interprétation d’un smoky électrique… qui en appellera certainement d’autres.

Le bleu (vous allez finir par croire que je suis monocolore) a l’avantage de convenir à de nombreux iris : les bruns tout d’abord, les bleus (à condition de ne pas choisir une teinte trop proche de sa couleur naturelle), et dans une moindre mesure les yeux noisettes, qui sont légèrement teintés de vert.

Bon alors comment ça marche un smoky ?

1ère étape : la base

Utiliser une base est essentiel pour deux choses : d’une part donner au maquillage un résultat durable, tout en évitant que le fard ne file dans le creux la paupière (ce qui vous en conviendrez, demeure peu seyant), mais également protéger la peau des pigments ainsi que des ingrédients contenus dans les produits appliqué.

J’utilise habituellement la Primer Potion d’Urban Decay (16 Euros), l’une des meilleures selon moi (mais en cas de makeup très pailleté j’opte pour la Glitter Glue de Too Faced (16 Euros) ce qui permet d’éviter d’être étincelante de partout à la fin de la soirée).

Comment on procède ? Rien de plus simple, il suffit simplement de badigeonner (légèrement !) l’intégralité de la paupière supérieure – voire inférieure. Le produit pénètre immédiatement et ne laisse pas de film gras.

2ème étape: La base foncée

Pour la réalisation d’un charbonneux, et donc afin de marquer le regard d’une véritable intensité, le mieux – à mon sens – est d’utiliser, en guise de base de travail, un fard d’une teinte relativement soutenue.

J’ai personnellement une préférence pour les fards crème (vous pouvez opter également pour un liner crème ça marche aussi), qui ont une meilleure tenue, s’étalent plus facilement et soulignent véritablement – car très pigmentées – le maquillage.

J’applique le mien (ici l’Aqua Cream n° 20 Bleu Intense de Make Up For Ever, 19,90 Euros) au pinceau (Sephora Pinceau Paupière Large n°25, 9,90 Euros) pour une meilleure couvrance et davantage de précision. Il peut également s’appliquer au doigt (mais cela présuppose de ne surtout pas oublier de bien se laver les mains avant afin d’éviter une prolifération malvenue de bactéries dans le pot…).

Certaines personnes portent un pyjama Superman. Superman porte un pyjama Chuck Norris (chucknorrisfacts.fr)

Bon et maintenant ? Y va falloir qu’on discute sérieusement les enfants ! C’est pas tout ça mais je fais comment ?

Facile : on applique le fard sur l’intégralité de la paupière mobile (c’est à dire des cils jusqu’au niveau du pli) :

3ème étape : le fard poudre

L’application d’un fard poudre par dessus le fard crème permet d’une part de mieux fixer la couleur, de donner un rendu plus satiné, mais aussi, en fonction de la couleur choisie, de la nuancer davantage.

Si, pour ce smoky, j’ai délibérément opté pour une teinte (très) proche de celle du fard crème afin d’obtenir un effet d’un bleu plus soutenu et électrique, vous pouvez parfaitement porter votre choix sur une ombre plus claire (turquoise), voire même plus foncée (un fard bleu marine donnera aussi un très joli résultat).

Le fard poudre s’applique au pinceau (ici le MUFE n°6N, 17,90 Euros). De la même manière que lorsque l’on prélève la matière – en oubliant pas de secouer légèrement le pinceau pour enlever l’excédent et les chutes de poudre lors de l’application – on évite les mouvements de peintre en bâtiment sur la paupière : on applique au contraire en tapotant, afin de bien écraser les pigments.

Une voluptueuse femme blonde, nous taquinant de l’œil, petit sourire en coin, tenant un pinceau bien rose ayant laissé une trace suspecte sur la chemise…Il fallait bien ça pour nous donner envie de connaître les conseils et astuces de D&CO !

A ce stade, on peut également (mais l’opération est ici facultative) prélever une touche de fard poudre très clair et le poser sur le coin interne de l’oeil

4ème étape : le crayon noir

Pour donner plus d’intensité et davantage de contraste à mon regard, je préfère souligner le contour de mon œil (à savoir la muqueuses supérieure et un tiers de la muqueuse inférieure) avec un crayon noir (ici Bourjois Khôl et Contour Ultra Black, 5,90 Euros), mais vous pouvez parfaitement choisir un crayon bleu afin de rester dans le ton du fard.

5ème étape : le fard poudre appliqué au pinceau liner (facultatif)

Afin de mieux fondre la couleur du crayon et d’obtenir un résultat plus harmonieux, on peut – mais ce n’est en aucun cas une obligation – doubler le trait de crayon avec un fard poudre bleu foncé afin d’obtenir un résultat plus doux.

J’ai choisi la teinte bleu marine (en haut à gauche) de la palette Smoky Navy de Dior (38,90 Euros), que j’applique au pinceau liner (Sephora Eyeliner Biseauté n°15, 9,90 Euros) pour plus de précision.

Une opération utile – et c’est une astuce d’une de mes amies maquilleuse professionnelle pour Make Up For Ever-, même sans smoky puisque passer un trait de fard poudre sur un trait crayon permet de le faire tenir le maquillage toute la journée (ou presque !) sans bavure.

6ème étape (facultatif) : Les paillettes

Si les paillettes semblent au premier abord difficile à manier, elles sont en réalité utiles, une fois les précédentes étapes réalisées, pour obtenir un maquillage du soir plus sophistiqué.

Le mode d’application de celles-ci diffère en fonction de la texture de la matière : je préfère ainsi les appliquer au doigt si elle se révèle relativement crémeuse, au pinceau s’il s’agit véritablement d’une poudre.

J’ai choisi celles de la palette Dior (en haut à droite), légèrement bleutées, mais on peut parfaitement parfaitement opter pour une teinte plus transparente.

7ème étape : Le mascara

Un smoky ne peut pas se concevoir sans mascara. Mon coup de coeur du moment depuis plusieurs mois : le Eyes To Kill Excess de Giorgio Armani (31,90 Euros) qui  allonge et épaissit sans alourdir  et tient sans retouche du matin jusqu’au soir.

Bien sûr, on n’oublie pas, pour un regard de braise, de passer une première couche par dessus les cils ce qui permettra de les gainer, puis par dessous (en prenant bien garde à poser le pinceau à la base des cils).

 

Par dessus…

Et par dessous ! (je mets généralement deux voire trois couches)

Hop hop hop ! Pas si vite ! Et le démaquillage alors ? On le fait comment ?

Un smoky n’est pas particulièrement ardu à démaquiller, mais requiert beaucoup de douceur en raison de la fragilité de la peau du contour de l’œil : pour ce faire, on imbibe un coton d’eau micellaire ou de démaquillant pour les yeux (préférable avec l’aqua cream qui est waterproof), on laisse poser environ une minute et passe délicatement sur la paupière.

Et parce que ModeViews ne s’appelle pas forcément United pour rien, et que je suis toujours ravie d’avoir vos opinions et le résultat de vos makeup, je ne pouvais pas ne pas vous faire profiter du magnifique smoky bleu / anthracite réalisé par Pulchinette, qui me l’a envoyé et très gentiment autorisé à le publier :


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By The Way… Les Meteorites Perles de Guerlain

2005-YU55. Ce n’est pas le nom du dernier sérum en vogue, mais celui d’un astéroïde « gros comme un porte avion » (dixit Lemonde.fr), qui a frôlé la Terre avant hier soir (mardi 8 novembre). On ne manquera pas ici de noter que, pour les scientifiques, les distances sont toute relatives… si le terme de « frôler » m’évoque davantage un Paris-Melun (soit 58 km), il s’agit en réalité ici de 319 000 km (soit 5500 fois le trajet mentionné précédemment… Une paille !). Autant dire qu’il est préférable de se méfier des trajets en voiture avec un scientifique qui détermine lui même l’itinéraire le plus rapide…

Dans la droite lignée donc de l’actualité, de nos interrogations métaphysiques de la semaine dernière (voire même aussi de celle d’avant), et pour me rapprocher de Mme Martine Comette qui a eu l’heureuse surprise de découvrir des météorites sur son toit (heureusement qu’elle ne s’appelle pas Mme Choucroute, elle aurait du faire face à une pluie de saucisses…), je suis, moi aussi, partie à la chasse aux étoiles filantes…

Y a pas à dire… autant c’est vraiment joli de loin, autant de près, le résultat est beaucoup moins attrayant…

Que vous utilisiez ou non du fond de teint, et même si elle semble au premier abord un achat inutile et superfétatoire, une base de teint reste toujours souhaitable :

- Sans correcteur, et par dessus sa crème de jour, elle permet de donner un glow nude et de sublimer le grain de peau

- Avec, elle prépare l’épiderme au maquillage, le protège des ingrédients agressifs de celui-ci et régule le sébum – ce qui évite les petits boutons disgracieux en fin de journée dus au makeup -  et lui confère une durée de vie et une tenue bien plus importantes.

Dans la gamme des bases de teint, je dois dire que mon coup de coeur du moment reste bien Météorites Perles de Guerlain.

A ne surtout pas confondre avec son homologue de 2 calories qui risque de ne pas produire les mêmes effets :

En plus d’agrémenter de fort jolie manière ma salle de bain, celle-ci tient en effet toutes ses promesses : portée seule, elle unifie, floute les ridules de déshydratation, illumine légèrement le teint sans toutefois apparaître trop nacrée (ma crainte initiale) ; avec fond de teint, le résultat est net, sans aucune altération ou presque jusqu’au soir, et surtout sans imperfections de fin de journée.

Il suffit d’une pression sur le flacon pompe pour que le gel transparent fusionne avec les perles :

Bon et ça vaut le coup ou pas ?

Météorites Perles demeure certes plutôt onéreuse (50,70 euros), mais, comme à mon habitude, mes produits de prédilection restent avant tout de bons investissements : si j’en suis à mon second flacon, c’est sans hésitation que j’en ai à nouveau fait l’acquisition en raison non seulement de son résultat, mais aussi de sa durée de vie (plus de trois mois et demi pour une utilisation quasiment quotidienne).

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La Bobo, La Bimbo et le Chat de Schrödinger : Le Retour (Part 2)

Il y a dix jours, nous avions vu en quoi les défilés Spring-Summer 2012 de Milan et Paris semblaient être l’illustration de l’existence d’univers alternatifs… (pour les retardataires, allez voir ici).

23 mars 2010. Non ce n’est pas (uniquement) la date d’une énième grève de la SNCF, mais celle à laquelle ont eu lieu les premières collisions de particules dans le LHC, le plus grand collisionneur de particules du monde, situé à Genève, et dont l’objet est de recréer, de manière artificielle, les conditions du Big Bang. Or, ce formidable et passionnant projet qui apparaîtrait susceptible de nous en apprendre davantage sur la création de notre monde, pourrait en outre potentiellement  – dans la droite lignée d’une certaine théorie féline – révéler l’existence d’univers alternatifs…

Mais si les scientifiques se sont émerveillés du lancement de ces travaux, avec des gesticulations qui n’étaient pas sans rappeler celles des Sims, mine réjouie et coupe de champagne à la main durant toute la journée qui a vu les premières collisions (véridique : le CERN avait prévu le direct sur leur site… la plus grande beuverie scientifique jamais broadcastée !), peut être auraient-ils du jeter un coup d’oeil vers les catwalks…

Voici donc la seconde partie de cet article ayant pour objet de montrer que le lien entre mode et physique quantique n’est pas forcément si aberrant…

2ème partie : La tendance bimbo-chic : des fashionistas de Sex and the city à Priscilla folle du désert

1er univers : La tendance Bimbo-chic

Si le premier univers correspondait à une déclinaison surprenante du look bobo, à l’inverse, chez Dolce et Gabbana, Cavalli ou Ferragamo, le catwalk prend des couleurs et des allures de grandes vacances avec des silhouettes au sexy affirmé et assumé : pas de doute, le sex appeal évoqué dans le Vogue d’octobre dernier (n° 921) fait bien son grand retour.

Le moins que l’on puisse dire, donc, c’est que l’été s’annonce éclatant avec un style bimbo-chic décliné à l’envi : pour le dernier défilé D&G (ci-dessous – la ligne sera désormais intégrée avec la Dolce et Gabbana classique), les designers proposent du court – voire du très court – les imprimés sont vertigineux, les couleurs éclatantes, les lunettes de soleil de sortie et makeup nude et cheveux lâchés confèrent à la fashionista des beaux jours une allure fraîche et épanouie.

Le côté pratique de D & G ! Deux robes pour lesquelles une tache passera toujours inaperçue !

La tendance est suivie par Salvatore Ferragamo et Just Cavalli qui proposent quant à eux des silhouettes ethniques chic et choc, servies elles aussi par un color block décidé, des imprimés mis en valeur (floraux comme animaliers : on remarquera par exemple les imprimés léopard d’un rouge éclatant chez Ferragamo), des besaces jetées nonchalamment sur l’épaule (toujours Ferragamo) et des tresses dans les cheveux (Just Cavalli). Les robes sont longues, mais d’une envoûtante légèreté et fendues jusqu’en haut des cuisses pour une sensualité encore plus assurée.

Salvatore Ferragamo

 Roberto Cavalli (à gauche) – Just Cavalli (à droite)

Just Cavalli

Cependant, si ce choix d’un style ultra sexy et féminin – tel qu’on en trouve un bel exemple dans certaines séries féminines (comme celle de gauche…) – semble bien partagé partagé par Dolce et Gabbana ou Meadham Kirchhoff lors de la semaine parisienne,  il n’en demeure pas moins que l’interprétation que ces derniers en livrent apparaît – encore une fois  – radicalement opposée aux standards du style.

2ème univers : De la mode à l’ingestion (ou de l’indigestion à la mode !) à la bimbo délirante de Priscilla folle du désert

A Milan, c’est bien Dolce et Gabbana qui surprend le plus : le féminin n’est pas seulement plus affirmé, il y est exacerbé… avec ici un résultat à la fois des plus réussi et des plus déconcertant : les coupes mettent admirablement les formes en valeur, les tombés sont

Katy Perry, ci dessus, en poulet liquide

parfaits, les brassières multipliées, seules ou par transparence, les cheveux sont attachés en chignons flous, shorts taille haute et dentelle en relief, mais imprimés et accessoires ne manquent pas de surprendre : si les imposantes couronnes de fleurs dans les cheveux demeurent somme toute assez classiques, il n’en va pas de même des représentations bien plus prosaïques qui figurent sur bon nombre de pièces : tomates, ail, voire fruits, légumes et pâtes en boucle d’oreille (rajoutons sauce tomate et parmesan et le diner est prêt !), on se croirait davantage chez un primeur ou dans une publicité léchée (c’est le cas de le dire !) d’une marque de produits italiens que sur un podium durant une fashion week.

Madame Sala De Fruit et son petit accessoire qui va faire un tabac cette année dans les dîners mondain, le bavoir fashion ! :


Précaution d’utilisation sur le sachet : Ne pas oublier de décrocher la femme avant de cuire les pâtes !

Breaking News en exclusivité pour ModeviewsUnited : Rien ne va plus entre Dolce et son acolyte Gabbana  qui n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur le choix du fruit phare de leur prochain défilé !

Viande magazine, le magazine des fashionistas qui aiment la bidoche ! (promis, il existe vraiment – je ne vous dit pas la tête du marchand quand je lui ai demandé le dernier numéro…)

Plus délirant encore, chez Meadham Kirchhoff à la Fashion Week de Paris dont le show évoque davantage au premier abord une fête d’anniversaire de primaire voire la foire du Trône qu’un défilé couture : boucles blondes enfantines, motifs d’ours en peluches sur les tops, minis dont le caractère sexy est neutralisé par les chaussettes hautes d’écolières aux couleurs éclatantes ou makeup approximatif et malhabile de petite fille, la mode se fait ici régressive, loufoque et inattendue, presque insensée.

Pourtant, si l’aspect enfantin, mis en exergue par la profusion de ballons, semble évident, certains modèles flirtent pourtant avec une sensualité parfaitement adulte. C’est ainsi que, lorsque les lèvres se font plus foncées, les teintes moins chamarrées et les longueurs encore plus réduites, le mélange des genres rappelle davantage les héroïnes (héros ? Eros… définitivement !)) de Priscilla Folle du Désert  (à droite) qu’une enfant essayant les escarpins de sa mère.


De la cour de récré au bois de Boulogne… il n’y a parfois qu’un pas…

Conclusion : la boucle est bouclée, la bimbo-gothique du bal des vampires

Si la tendance de la femme fatale semble se poursuivre chez Pucci, ce sont ici les deux tendances qui s’entremêlent : féminité exacerbée et à la sensualité palpable dans la droite
ligne de Dolce et Gabbana donc, mais avec un revers beaucoup plus « dark », comme chez Armani ou Gucci : l’Esméralda estivale laisse place à une version d’elle-même beaucoup plus sombre, aussi bien dans les couleurs qu’au niveau du maquillage : imprimés, dentelles, brassières, voire lingerie apparente sont bien présents, mais la couleur chute de plusieurs tons, les grandes croix ornent les décolletés et les regards sont rendus ardents par un smoky appuyé, un choix accentué par le podium qui laisse apparaître des colonnes en marbre. Pas de doute, le LHC est dépassé : la mode a définitivement trouvé sa théorie des cordes…

C’est Dracula qui risque d’être déçu… le résultat est beaucoup trop lisse par rapport à ses habituelles congénères féminines (ci dessous)

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