De la Cause des Insomnies selon Stephen King ou la Crème Nutrissime Nuit de L’Oreal

« Françaises, Français, Belges, Belges, lectrices chéries, mon amour » ! Suite à mon absence ces derniers temps sur le blog, vous êtes nombreu(ses)x à m’avoir demandé (et ça m’a beaucoup touchée !) si je ne m’étais pas aventurée dans un nébuleux voyage interstellaire, des météorites par milliers – et pas la version perle ! – perturbant mon chemin, et à m’avoir incitée à faire demi-tour en me rappelant que je risquais potentiellement de manquer de cosmétiques et de robe a fleurs sur Mars, Aldébaran et autre Alpha Proxima du Centaure…

Vous n’êtes pas très éloignés…

Lorsque je me suis aperçue qu’un candidat à la présidentielle à 0% (fait pas grossir celui-là) avait dans son programme « l’exploration du système solaire (Mars et satellites de Saturne et Jupiter…) en vue de son éventuel peuplement dans une phase ultérieure. (et) L’observation active de notre galaxie, pour détecter des exoplanètes telluriques de signatures spectrales caractéristiques d’une vie biologique« … j’ai quelque peu pris panique en voyant celui qui pourrait bien être le premier homme a me rejoindre sur la planète rouge…

Comment résoudre la crise, le chômage, les délocalisations, les inégalités et la faim dans le monde ? Rien de plus simple ! Un Mars et ça repart !

Autant dire que s’il faut nécessairement être insomniaque pour découvrir l’existence des candidats à l’aspartame, on ne peut ici que citer les propos de Stephen King sur les troubles du sommeil :

« Un mois environ après la mort de sa femme, Ralph Roberts commença à souffrir d’insomnies, pour la première fois de sa vie. Au début ce ne fut pas bien grave, mais la situation se mit à empirer avec régularité … Les modifications de son cycle de sommeil ne l’auraient guère affecté si elles en étaient restées là ; Ralph se serait adapté à ce changement non seulement avec facilité mais aussi avec gratitude …

Mais elles n’en restèrent pas là. Dès la première semaine de mai, Ralph s’éveilla au chant des oiseaux, à cinq heures et quart … En juin, il jaillissait du sommeil comme un diable de sa boîte à quatre heures trente, quatre heures quarante cinq au plus tard. Et vers le milieu de juillet … il ouvrait les yeux aux environs de quatre heures … (et) à quatre heures et quart du matin, n’importe quoi paraît possible. N’importe quoi » (1)

Si nous ne terminerons pas tous et toutes (heureusement…) dansant dans un bain de sang, une hache à la main, au milieu d’un village paumé de l’Alabama, parce qu’on n’aura pas réussi à trouver une solution à cette fichue insomnie, il est néanmoins certain que notre peau risquera quant à elle d’en souffrir fortement…

En effet, si, comme on le constate dans cet extrait, le sommeil reste  bien trop souvent négligé au profit d’autre activités potentiellement plus intéressantes, il n’en demeure pas moins que son absence demeure dévastatrice pour l’organisme… Ainsi, on le sait, si l’incapacité de s’endormir provoque ressentiment, sautes d’humeur et difficultés de concentration, que dire de son impact sur l’épiderme ? Teint terne et brouillé, cernes sombres et marqués, couche cutanée affaissée, nuits blanches et beauté ne font  décidément pas bon ménage .

Si une bonne crème de nuit ne répare malheureusement pas tous les défauts causés par l’insomnie, elle est pourtant loin de s’avérer superflue, puisque c’est approximativement entre 23h et 3 heures du matin que la peau se régénère suite aux agressions qu’elle a subies durant la journée. Autant dire qu’en période de froid hivernal, (bon ok on en sort un peu… mais quand même) d’intérieurs surchauffés, d’air manquant terriblement d’humidité, le tout combiné à une pollution bien présente en milieu urbain, les temps sont rudes pour notre peau.

Afin de conserver au maximum un épiderme souple et un teint net et ne pas être contrainte de recourir à un cache misère cosmétique, je dois dire que j’ai vraiment trouvé ma baguette magique avec la Nutrissime Nuit de L’Oréal, que je me tartine  depuis près de 9 ans consciencieusement tous les soirs (on évitera de la mettre en journée sous peine de brillances trop marquées) et qui non seulement apporte hydratation mais surtout nutrition – puisqu’elle contient des lipides – à mes cellules cutanées.

Et autant dire que son caractère multi usage fait d’elle un produit plus qu’utile (bien sûr, on n’oublie pas de se démaquiller avant !) :

- en couche fine, de manière traditionnelle

- en masque, que ce soit pour le visage ou même pour les lèvres, pour réparer en une nuit les dégâts en cas d’épiderme vraiment asséché

Un produit vraiment utile donc, et dont je ne pourrai personnellement jamais me passer !

Conclusion : Pour découvrir les petits candidats à la présidentielles, hydratez bien votre peau !

Quoiqu’il qu’en soit, « Françaises, Français, Belges, Belges, lectrices chéries, mon amour » comme dirait Pierre Desproges, je vais donc tâcher de me débarrasser de ces météorites de travail encombrant un peu trop mon voyage interstellaire, et reviens avec robes, escarpins  et cosmétiques martiennes ! MVU is back !

 Nutrissime Nuit L’Oréal – 50 ml, 12 Euros

(1) Stephen King, Insomnie, Le Livre de Poche, p. 49-53

 

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La Beauté est elle une Illusion ? … L’Affaire Joshua Bell Appliquée au défilés Haute Couture Spring Summer 2012

Joshua Bell. Son nom vous dit peut être quelque chose. Et pour cause : il s’agit de l’un des plus grands et des plus talentueux violonistes du monde. Un prodige qui se produit depuis des années avec les plus grands orchestres du monde et qui fut même invité en 2009  à se produire à la Maison Blanche. Joshua Bell joue à guichet fermé lors de chacun de ses concerts et le prix de chaque place atteint sans peine une centaine de dollars.

La beauté de son jeu ne faisant donc aucun doute, autant dire qu’il n’y a aucune raison de douter que sa prestation, le 22 janvier 2007, durant laquelle il a exécuté avec brio , sur un  instrument d’exception – un Stradivarius de 3,5 millions de dollars -, six pièces de Bach, parmi les plus difficiles jamais composées, n’ait rencontré un succès identique.

Et pourtant, pendant les 45 minutes qu’ont duré la représentation, Joshua Bell n’aura brièvement été écouté que par une poignée de personnes. Et pour cause : le violoniste avait accepté une expérience menée par le Washinton Post, durant laquelle il devait se produire dans le métro, à l’heure de pointe.

Au terme de sa prestation, l’artiste n’aura récolté que 32 dollars (dont $20 par l’unique voyageur l’ayant reconnu), tout juste de quoi payer le tiers d’une place de ses concerts habituels. Quant à ceux qui, avec violences et moult insultes parviennent difficilement à dérober un baladeur MP3, ils doivent aujourd’hui se mordre les doigts jusqu’au moignon de ne pas avoir tenté de voler son instrument…

A croire, donc, que la beauté, toute subjective qu’elle soit mais pourtant habituellement  consacrée, de manière presque irréfutable, pour le talent du musicien, nécessite un cadre propice afin de s’épanouir à la vision de tous. Invisible et dissimulée aux regards – et aux oreilles – dans un lieu par trop vulgarisé et au prosaïsme évident, elle éclate pourtant, étincelante, au sein de l’esthétisme d’une salle de concert.

Si l’anecdote se révèle passionnante et peut supporter plusieurs acceptions susceptibles d’expliquer cette honteuse débandade, il m’est apparu, parmi les enseignements que nous apporte cette expérience, plus qu’intéressant de le rapporter à la mode… et ce particulièrement au regard de son contrepied : un cadre splendide peut-il, de son côté, troubler les perceptions de manière telle qu’un spectacle ordinaire, voire médiocre, apparaisse confiner au sublime ?

Quel succès et quelle foule pour applaudir le nouveau défilé RATP !!!

… Et la question ne manque pas de se poser : le défilé Elie Saab a brillé par la beauté, l’élégance racée et la douceur de ses pièces. Les robes féériques se succèdent mais ne se ressemblent pas, les longueurs sont variable mais épousent parfaitement les formes des mannequins, et la palette chromatique apparaît étincelante mais sans blesser le regard, voire apaisante par la vague de teintes pastels. Si le créateur libanais n’a pas fait de la station Châtelet son show room, il n’en demeure pas moins que le catwalk reste sobre et nu, sans risque d’altération donc de la perception que pourrait avoir le public de ses créations… Et la magnificence des modèles ne peut qu’être simplement constatée :

A l’inverse, (mais il ne s’agit que de mon avis, et il est par conséquent éminemment subjectif) d’autres défilés m’ont laissée plus que mitigée : si Alexis Mabille, Versace ou de façon plus aigüe encore Chanel ont donné leur show dans des décors plus que magnifiques, la beauté et la grandeur de ces derniers n’auraient elles pas pu donner une vision erronée de l’esthétisme même des silhouettes présentées ? Autrement dit : la représentation des défilés dans des lieux ne pouvant que susciter l’émerveillement n’aurait elle pas tendance à conférer aux pièces une beauté en réalité illusoire et inhérente à celui-ci …  qu’elles n’auraient pas dans un cadre plus ordinaire ?

C’est ainsi que, si le show Alexis Mabille a pris place dans de magnifiques salons, au parquet vitrifié et aux moulures dorées, certaines tenues apparaissent très difficilement portable dans la vie de tous les jours… Voire même peu flatteuses pour la silhouette, y compris pour Lady Gaga…

Et encore, je passe outre le maquillage…

Dans le même sens, le défilé Chanel a été salué par la critique et a provoqué une véritable hystérie parmi les fashionistas. Et il faut dire que celle-ci était parfaitement compréhensible  puisque la maison a en effet vu les choses en grand pour présenter sa collection haute couture : Karl Largefeld n’a ainsi pas hésité à doubler non seulement Richard Branson et sa compagnie Virgin Galactic, mais également la Space Expedition Curaçao – laquelle lancera un premier vol intergalactique ultra médiatisé en 2014 auquel participera le top néerlandais Doutzen Kroes – en faisant prendre place le spectacle dans une reconstitution d’un époustouflant vaisseau suborbital… et le réalisme d’être poussé jusqu’à son paroxysme, avec une image de la Terre et d’un espace essaimé d’étoiles derrière verrières et hublots. Comment ne pas, dès lors, donner un inconditionnel aval à un spectacle plongé dans un cadre où le fascinant ne fait que côtoyer le merveilleux ?

Cependant, en aurait il été autant si la scène avait été moins spectaculaire ? Quel aurait été l’effet d’un tel défilé devant le rayon boucherie-charcuterie de l’intermarché de Beauvoir-sur-Niort ? Les saucisses farcies auraient-elles rencontré le succès qu’elles méritaient ? La question mérite en toute hypothèse d’être posée… Si les pièces sont, comme à l’habitude, superbement taillées et si les plus de cent nuances de bleu n’auraient pas manqué de marquer les esprits, la plupart des tenues apparaissent, à l’instar de chez Mabille, véritablement peu seyantes  : la taille n’est généralement presque pas marquée, et le mélange des proportions donne un résultat final troublant – probablement recherché -,  voire peu flatteur pour une silhouette féminine, qui en définitive semble difficilement abordable pour une usage quotidien, voire même un tapis rouge…

Le défilé Chanel ou comment rendre artistique la coupe saut-du-lit et la tenue du dimanche-chez-soi-quand-on-se-gèle-les-glaouis-dehors….

Avec autant de fleurs, il ne faut surtout pas que ces jeunes filles se sentent offusquées lorsqu’on les traitera de plantes…

En conclusion, on ne peut que considérer que l’expérience Joshua Bell – menée par le journaliste Gene Weingarten – plus que simplement artistique, outre d’ouvrir véritablement les yeux sur le caractère illusoire du beau, permet de mettre en lumière la difficulté d’apprécier ou non le génie  mettant en oeuvre son talent à l’état pur. Parvenir à dissocier l’esthétisme du contenu, la beauté du spectacle – qu’il s’agisse de haute couture ou de pièce musicale – de celle du contenant, qu’il s’agisse d’un décor d’exception ou d’une commune scène de la vie quotidienne, se révèle donc une tâche étonnamment difficile. Difficile pour le spectateur d’abord, aux prises avec ses préjugés et sa perception d’une intégration toute relative du beau (ou du laid) dans un système qui en en aujourd’hui une idée (trop) précise… difficile pour l’artiste surtout, qui face à ces deux critères doit déterminer la manière la plus efficace de mettre en valeur la beauté réelle de sa création, sans la faire disparaître sous une illusion d’esthétisme.

La force de l’habitude – celle qui nous rend sourds par l’usure quotidienne des variétés françaises revisitées par le quatuor magique de l’accordéon-tambourin-chant-discman – aurait elle anéanti toute sensibilité initiale ? Steve Jobs avait donc probablement raison lorsque, en 2005, il déclarait : « Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure ».

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By The Way… J’ai Tenté de Faire Venir le Printemps

23 janvier 2012. Non, il ne s’agit pas uniquement de la date du coup d’envoi de la Fashion Week Haute Couture parisienne (dont nous aurons l’occasion de reparler), mais celle de la réunion scientifique qui s’est tenue à Berlin dans le cadre du programme NEOshield  lancé par l’Union Européenne. Celui-ci a pour objectif de réfléchir aux techniques permettant de dévier un astéroïde dangereusement proche de la collision avec notre planète. Oui, pendant que certains s’attellent à résoudre le crack économique, d’autres réfléchissent à éviter de potentiels crash galactiques…

Cependant, si je ne peux que m’incliner devant l’importance de ces recherches, il demeure toutefois des interrogations sur les bénéfices éventuels de leur découverte pour mon petit épiderme frigorifié. En projetant d’envoyer des masses de plusieurs tonnes pour faire dévier les méchants astéroïdes, les scientifiques venaient, sans le savoir (mais je vais les en informer), de faire une découverte capitale : pourquoi ne pas utiliser la même technique pour modifier la trajectoire de la terre autour du soleil afin de la rapprocher du soleil… et par conséquent de mettre fin à l’hiver ?

Qu’ouïe-je ??? Plus d’hiver ? Exit Captain Igloo ? Exit mon Ushuaïa nature spéciale survol de l’Antarctique en hélico plein de kérosène ? La vérité est ailleurs !

Suivant la prophétie du Sieur Hulot, j’ai écouté mes amis Mulder et Scully qui ont toujours un temps d’avance sur les technologie et qui, eux, savent appeler internet…

Mais après avoir entendu l’opérateur me dire que la page n’était pas accessible (erreur 404 blah blah blah…), je me suis donc rabattue vers des sciences… plus mystiques qu’efficaces…

Le Ouija ou comment donner de mystérieux pouvoirs magiques à un abécédaire…

Postée devant ce tapis acheté chez le Chaman Ayacaluza – de son vrai nom Jean-Pierre Tartuffion -, dont la renommée n’est plus à démontrer tant il se dit être un intime des forces supranaturelles,  je me suis rendue compte qu’il me manquait le petit galet nécessaire à la communication. Qu’à cela ne tienne ! Un bon canon de rouge et quelques taches de vinasse (ou plutôt de Coca zéro) plus tard sur le tapis, j’avais enfin le message ! V-E-R-T !

Je n’avais plus qu’à contacter tous mes amis verts pour qu’ils me guident dans ma quête de la chaleur éternelle de l’été…

- La Plaine d’Hyrule…

Mais ce petit joueur d’Ocarina, malgré mes incessants « LISTEN ! » accompagnés d’un grelot, n’a pas été sensible à mes charmes…

- La zone 51…

Mais leur nudité marquait clairement leur insouciance des températures…

- Les leprechauns du Bois de Boulogne…

Mais depuis leur reconversion dans l’industrie des rapports sexuels tarifés avec des amateurs de lutins, il n’ont plus guère goût aux détentes estivales…

- Les Verts de l’AS Saint Etienne…

… Mais à la simple question : « Pensez-vous que l’équilibre hydrostatique puisse être bouleversé en cas de modification de la trajectoire de notre corps céleste orbitant ? », je n’ai eu droit qu’à un homme-répondeur venant m’expliquer les règles du foot : « Bonjour, vous avez un nouveau message : L’important c’était les 3 points, on était venu pour gagner et marquer des buts et ne pas en prendre, je suis content, j’ai tapé dans le ballon, j’ai fait des passes, j’ai tiré, c’était une bonne soirée« …

Il ne me restait qu’un seul recours, celui que je surnomme respectueusement « Le cerveau », celui qui a toujours trouvé un remède à mes maux, celui qui sait transformer l’eau en vin et le vin en vomi, celui qui par une seule parole, flatte mon intelligence, par un seul regard, me fait apprécier sa vacuité neuronale…

Mais je n’ai rien compris à sa réponse formulée en prouts avec ses aisselles…

Il ne me restait qu’une seule solution, tenter de faire de la chlorophylle avec mes vêtements pour invoquer le printemps… Le résultat…? Réponse très prochainement…

 Top : Abercrombie & Fitch

Pantalon : Ralph Lauren

 

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By The Way… le Baume Beauté Eclair de Clarins ou l’Epineuse Question de l’Eradication des Boulettes

Si les parutions cosmétiques n’ont de cesse de nous vanter moult produits censés apporter éclat et luminosité à notre peau, s’orienter dans la jungle des produits cosmétiques reste peu facile : pour lequel dois je faire mon choix ? C’est poussée par les excellentes critiques que j’entends depuis des mois à son sujet, que j’ai opté pour le Baume Beauté Eclair de Clarins. Il faut dire, que, sur le papier, le bestiau envoie du pâté :

- D’une part au regard de ses utilisation multiples : éventuellement en masque, c’est à dire de façon traditionnelle, en fine couche pour un effet coup d’éclat avant de sortir,  voire même en base de maquillage, afin de faire durer le makeup et protéger l’épiderme.

- D’autre part au regard des ses effets annoncés : l’application du Baume est en effet gage de lissage des traits et des ridules, d’un effet tenseur, d’un « éclat instantané et continu », (selon les termes de la brochure), ainsi que d’une « luminosité exceptionnelle » du maquillage. On voit bien que sans utiliser plus de mots de vocabulaire que Miss France et Mickaël Vendetta réunis, Clarins a su recycler de bonnes vieilles formules dont nos grand-mères se régalaient déjà à l’époque…

La « Rayonnante Beauté de la Reine des Crèmes », le rêve était déjà à portée de main dans les années 20 !

Oui, nous rêvions déjà à l’époque de produits « miracles » capables de nous guérir de tous nos maux en un instant…

Une pommade contre la chute de cheveux et les hémorroïdes… ! Pensez à bien vous laver les mains avant de traiter les deux en même temps !

Autant dire qu’avec une telle prose, Clarins a fait chavirer mon coeur, et c’est ravie que j’ai enfin cru avoir trouvé là le Nana Mouskouri de la musique, le Jean Roucas de la blague, en un mot, le Graal des cosmétiques ! ALLELUIA !

Un appareil photo jetable, les lunettes de Chirac, un arrière plan de toits d’immeubles avec paraboles et hop ! Une nouvelle jaquette CD ! ALLELUIA !

Et pourtant les déceptions ont été nombreuses puisque je n’ai, personnellement, pas obtenu les résultats escomptés : c’est ainsi que, s’il convient probablement en masque pour des peaux à tendance grasse, la mienne, sèche et sensible, s’est trouvée bien trop insuffisamment nourrie, et donc peu lumineuse (il est vrai que la marque conseille d’éventuellement préalablement d’hydrater sa peau si celle ci le nécessite, autant dire que ce n’est pas superflu).

Quant à l’utiliser en très fine couche comme coup d’éclat ou comme base de maquillage, je suis, là encore, très circonspecte : si les nacres présentes dans la crème sont certes gages d’une subtile illumination de l’épiderme lorsque celle ci est appliquée seule, la texture a – du moins sur moi – une légère tendance à boulocher après quelques dizaines de minutes et avec l’ajout d’une crème de jour ou d’un fond de teint fluide, effet fort peu agréable et esthétique s’il en est…

Cependant, ne m’avouant pas vaincue, et prête à guerroyer contre les boulettes,

Non pas celles-là…

J’ai  donc cherché la solution miracle anti peluches sur internet…

- C’est ainsi que jai d’abord trouvé le conseil d’opter pour le rasoir…

Mais en me le passant sur les joues le matin, j’ai cru que j’allais devenir Présidente de la République…

- Ou pour le rouleau autocollant…

Mais au vu de la réaction allergique que j’ai obtenue,

j’ai préféré m’abstenir de tous dégâts esthétiques supplémentaires…

- C’est sur Wiktionary que j’ai enfin eu une lueur d’espoir  : le site propose en effet, pour régler facilement le problème, d’emballer la pièce concernée dans un sachet congélation, de la mettre 24 h au congélateur, puis au final de le laver en machine.

Je vous laisse admirer le résultat, ça a plutôt bien fonctionné…

Il n’en demeure pas moins qu’au vu de la difficulté de la manoeuvre, et des coups de froid à répétition, il m’a semblé préférable d’abandonner mes tentatives. Vous comprendrez donc que c’est à regret que le Beaume Beauté Eclair n’est pas entré au Panthéon de mes cosmétiques préférés.

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La Mode est-elle une Science, un Art… ou un Jeu d’Enfant ?

Si la mode fait indéniablement partie intégrante de notre quotidien, il apparaît pourtant difficile de déterminer son exacte nature : si les mensurations des mannequins sont exigés et scrutés avec une précision mathématique, précision encore aiguisée pour les défilés, la mode est elle pour autant une science ? Si l’on considère l’excentricité dont font preuve les designers, ne serait-il pas plus exact d’appréhender celle-ci comme expression d’une activité artistique ?

Autrement dit, quelle est, sinon la vraie définition, du moins la véritable essence de la couture ? Si l’interrogation apparaît nébuleuse et fort complexe, nous allons pourtant essayer d’y apporter quelques éléments de réponse potentielle…

La mode, une science dure au service d’une liberté technologique ?

Nous avons déjà vu que prêt à porter et astrophysique ne sont pas forcément aussi éloignés que l’on pourrait l’imaginer de prime abord (pour les retardataires, la théorie du chat de Schrödinger appliquée aux défilés c’est ici et ici) : en témoignent ainsi , comme vu dans le premier lien, et de manière sous jacente – même si potentiellement et probablement non recherchées – nombre références aux films d’anticipation (pour Gucci) ou aux jeux vidéos (chez Gareth Pugh). Autant dire que la technologie apparaît loin d’être absente des considérations des couturiers…

et ce, depuis une période non négligeable : si l’invention de la machine à coudre par Bartélémy Thimonnier en 1830 a véritablement révolutionné le monde de la couture, il s’agit bien, au 20ème siècle, de l’avènement de nouvelles matières qui va véritablement transformer les silhouettes : on pense ici aux premiers bas nylons apparus en 1940 -  jusqu’alors en soie du Japon beaucoup trop fragiles -, aux premières utilisations du lycra en 1959 (très utilisé par Azzedine Alaïa) qui peut être étiré jusqu’à 6 ou 7 fois avant rupture, ou encore là l’invention en 1998 par  Jean Claude Jitrois d’un cuir élastifié, posé sur une fine couche de stretch.

Pour que mon enfant devienne une star porno SM, j’ai mon petit secret… (Jitrois)

La technologie s’invite donc dans la couture, apporte son lot de surprises. Et voire plus encore, puisque la machine à rêve semble connaître un emballement ces dernières années : c’est ainsi que, dès 2003, la créatrice Elisabeth de Senneville crée un  vêtement « doublé de fil d’argent pour dévier les ondes magnétiques des téléphones portables, des cristaux liquides posés sur le col et les manches, qui, via des fibres optiques, emmagasinent la lumière du jour pour la restituer la nuit » (1), que, six ans plus tard, Jitrois annonce un « jean en cuir, lavable en machine », que la technologie Heattech – permettant de conserver la chaleur du corps – a fait un carton chez le japonais Uniqlo, installé désormais Boulevard Haussmann à Paris, ou qu’ont été récemment lancés des soutiens gorge équipés de capteurs solaires pour recharger facilement ses appareils électroniques (voir ci dessous) !

Les textiles « lumineux intelligents énergisants » d’Elisabeth de Senneville

Quel fantastique cliché de la japonaise avec ses bols de riz et de soupe… A mon tour de représenter la France avec un soutif cassoulet-saucisse-choucroute (je suis sûre qu’il fera un carton au défilé Victoria’s Secret !)

(ci dessus Soutien-gorge à panneau solaire détachable)

De la théorie à la pratique, aussitôt dit aussitôt fait : après avoir renversé deux boites de conserve sur mon soutien-gorge et constaté que j’allais peut être finalement nuire à l’image de la France, j’ai du me rendre à l’évidence que la technologie supposait un tout petit peu plus de technicité. C’est ainsi qu’en usant de mes grandes connaissances en électricité, j’ai pu parvenir – par un ingénieux et non moins mystérieux concept – à révolutionner le monde de la mode en devenant la première « femme-sapin-de-noël-d’intérieur » (piles non fournies).

Et davantage : si la technologie se met au service de la mode, elle lui promet d’atteindre prochainement de nouveaux sommets, en témoigne cet article du journal Libération  : « les textiles de demain auront de nombreuses applications biomédicales. Des prototypes équipés de microcapteurs médicaux, d’un millimètre ou moins, sont à même d’enregistrer toute une série de fonctions corporelles comme les rythmes cardiaque et respiratoire ou le taux de transpirations » (2). La mode, une science ? Peut être pas totalement, mais une science, au service de la mode, définitivement.

La mode, une science sociale au service de l’imaginaire ?

Plus encore, ne peut on pas appréhender la mode comme une formidable – mais peut être néanmoins méconnue – facette de la science sociale, voire même de l’anthropologie ?

Une science sociale au service de la liberté des individus

La mode peut ainsi, à de nombreux égards, apparaître comme génératrice de liberté des individus et de libéralisme.

Expression de libération des corps en premier lieu : dans la même lignée que le body art, le body paninting,  les piercings,  les tatouages, les manifestations d’expression corporelle par le textile ou la cosmétique ne manquent pas…, que ce soit au quotidien ou sur les podiums (on se souvient de Rick « Zombie Boy » Genest ou de la top Charlotte Free) ; une libération des choix morphologiques donc qui n’est peut être pas sans rappeler la naissance, en 1958, de la mini jupe par Mary Quant, qui avait d’ailleurs, face aux critiques, qualifié la coupe de fort pratique car permettant aux femmes de courir plus aisément après le bus.

Expression de libération des esprits ensuite, par l’adoption d’un un point de vue plus consumériste : c’est ainsi que des marques comme The Kooples, Dove, voire même Make Up For Ever, tentent, on en a déjà parlé, de se donner une image plus grand public et plus accessible via leurs campagnes de publicité.

Ohhh des boucles d’oreille fleurs ! Mais quelle idée de génie ! Est-ce que les créateurs de bijoux se disent qu’ils dessinent toujours la même chose depuis la maternelle ? (la question vaut aussi pour les architectes)

Il va également sans dire que la démocratisation du luxe – ce dernier étant devenu presque obsessionnel – pour le plus grand nombre participe de cette tendance :  en joaillerie par exemple où Mauboussin n’hésite pas à afficher ses campagnes dans les stations de métro en indiquant des prix souvent bien inférieurs à ceux du marché,  ou Buccellati, et sa ligne de bijoux Blossom (ci dessus) plus accessible en argent ; en matière textile également – en témoigne l’idée marketing initiale de Zara : copier les pièces de créateurs en ne modifiant que quelques détails pour éviter la contrefaçon – : on pense à H&M et ses partenariats avec Karl Largerfeld (en 2004 et 2010), ou plus récemment Versace, ou aux lignes « bis » des couturiers moins coûteuses pour le consommateur (telles que See by Chloé, D&G (désormais supprimée), Marc by Marc Jacobs, voire même la collection Karl Lagerfeld  vendue sur Net à Porter à partir de fin janvier).

Exclusif MVU People ! Le nouveau jouet des enfants Beckham ! Un homme a colorier !

La course, un temps rampante désormais galopante, du luxe se  manifeste également à travers les cosmétiques. Pour illustrer au mieux cette idée, on pense bien évidemment à l’emballement des ventes des vernis à ongles des grandes maisons (on avait déjà déjà abordé la question). Chanel est en première ligne : les flacons suscitent une telle convoitise chez les beautystas que les laques se trouvent généralement en rupture de stock quelques jours, voire quelques heures après leur sortie. Aucun doute que la collection Spring 2012 (April, May et June, ci dessous, au demeurant fort agréables à regarder, mais n’innovant pas vraiment au niveau des teintes qui parent déjà notre kératine ongulaire), ne dérogera pas à la règle…

Il n’en demeure pas moins que la mode – comprise ici dans un sens aussi bien textile que cosmétique – conserve un caractère de carcan  bien présent : outre les fameux « dikats » de la mode, la nécessaire adaptation des tenues aux circonstances, distinction subtile des couches sociales et élitisme semblent encore bien présents du fait notamment du caractère onéreux de nombreuses pièces d’exception. La puissance n’est pas si facile d’accès…

Le leader,  la pensée magique et la recherche du héros

Il semble également opportun d’évoquer la place des couturiers dans l’univers actuel. Portés aux nues, encensés, voire même vénérés, si John Galliano est tombé de son piédestal, Karl Lagerfeld, lui, domine incontestablement le monde de la couture. En témoigne sa collection éponyme vendue chez Sephora de cet hiver, entièrement à l’effigie, de la sulfure à la palette de fards à paupières !

Les designers d’aujourd’hui sont ils les nouveaux leaders ? La question peut se poser (et elle le sera davantage dans un très très prochain article).  Ainsi, – et plus encore dans un monde en recherche de soulagement dans un difficile contexte de crise, nous en avons précédemment parlé – la mode apparaît terreau d’une pensée magique, voire même support de phantasmes.

Ils sont joyeux, souriants, colorés et féeriques, l’ours en peluche inspiré de Karl Lagerfeld (à gauche) et la poupée Karl vendue chez Sephora (à droite)… Si vous voulez que vos enfants n’attendent plus rien de vous aux prochains anniversaires, vous avez la solution !

C’est ainsi, que, s’ils n’avaient initialement pas pour objectif spécifique de s’appliquer à la mode, cette dernière semble pourtant pouvoir s’approprier les propos du politologue Georges Burdeau : ainsi, « parce qu’il fournit une explication qui passe par la sensibilité et non par la raison, le mythe offre à l’homme d’aujourd’hui la chance qu’il ourdit à travers toutes les images que les mass media mettent à sa disposition : celle de vivre par personne interposée, l’existence olympienne que lui interdit le prosaïsme de sa situation » (3). Autant dire, que les grands noms de la mode se font donc aujourd’hui nouveaux héros  – charismatiques tout autant que mythiques – du système contemporain.

La mode, un art autolimité de la transformation des corps et des esprits ?

Si Donatella Versace considère, dans le documentaire de Loïc Prigent « The Day Before », que « la mode n’est pas un art », mais  davantage l’expression d’une « culture populaire », la couture ne serait elle pourtant pas une science à la limite, voire même dans l’antichambre du domaine artistique ?

Un art au service de l’imaginaire du corps…

Si le corset (à gauche)  apparaissait pour l’époque un outil – certes ingénieux mais néanmoins fort peu confortable – pour afficher une taille toute en finesse, ou que la crinoline (parodiée ci dessous) – remplacée par la suite par la tournure, permettant de donner du volume uniquement à l’arrière de la robe – ont été supprimés au début du XXème siècle (à l’initiative du couturier Paul Poiret), il va pourtant sans dire que la mode s’est faite, depuis toujours,  instrument affirmé de transformation des morphologies par les tissus et l’habillement.

Cependant, si la recherche de transformation, d’aliénation – voire même dans certains cas une forme d’altération – des corps trouve sa place dans les défilés d’aujourd’hui, celle-ci semble être alors surtout au service d’une véritable stimulation de l’imaginaire.

C’est ainsi que l’on ne peut que songer aux créations surprenantes – parfois radicalement à contre courant de l’image habituelle que l’on se fait du beau – de certains couturiers comme Gareth Pugh à Thierry Mugler en passant par Alexander McQueen (ci dessus),  Comme des Garçons, voire Paco Rabanne ;

Mickey Rourke va mieux depuis qu’il a relevé la tête de la coke !

que l’on ne peut que rêver aux robes merveilleuses de Manish Arora (ci dessus), de Mary Katrantzou (on se souvient du défilé Spring Summer 2012 rappelant la Dorothy du magicien d’Oz) ou aux tenues éblouissantes du défilé des Anges de Victoria’s Secret (ci dessous avec Alessandra Ambrosio et Constance Jablonski au défilé 2011-2012) ;

Comme les dindes, Alessandra Ambrosio se sent pousser des ailes !

Exclusif MVU ! L’épilation de Georges le Yéti, l’incroyable vérité !

… ou que l’on ne peut que fantasmer devant les escarpins au design souvent féérique mais

parfois dérangeant de Christian Louboutin (autant dire que, pour ce dernier adjectif, la série de photos réalisée par David Lynch de certains de ses modèles fétichistes comme les « ballet shoes » (à droite et ci dessous) en est un exemple criant…).


Manish Arora n’est pas non plus le dernier quand il s’agit de créer un malaise… Mais quitte à s’inspirer d’affiches de film, j’ai ma petite suggestion…

… Un art pourtant autolimité par les contraintes corporelles

Il n’en demeure pas moins que, si la mode est un art, elle demeure incapable de transformer totalement le corps. Alors qu’ Eric Emmanuel Schmitt mettait en scène un jeune homme mutilé au service de l’art dans son roman « Lorsque j’étais une oeuvre d’art », l’artistique étroitement lié à la transformation ne semble trouver sa place dans la couture qu’en opérant fusion avec les corps. Et c’est là où le bât blesse : comme le déclare Catherine Schwaab, rédactrice en chef de Paris Match, « le vêtement ne sera jamais vraiment une oeuvre libre » (4).

Et là est bien la limite : contraintes sociales, conjoncturelles et circonstancielles, tout autant que corporelles ont tôt fait de freiner l’imagination des couturiers : le corps a beau trouver une certaine aliénation dans le vêtement, il n’en demeure pas moins que le textile se doit malgré tout de s’adapter aux lignes des contours et des profils, et nous aurons l’occasion de développer la question bien en détail…

La partie ne semble pourtant pas proche de s’arrêter.  Si pour rassembler au mieux tous les éléments qui la composent et donner une définition précise et affûtée de la mode, l’on pourrait être tenté de qualifier celle-ci de « science artistique », il n’en demeure pas moins qu’entre pièces textiles hautement technologiques, tentatives de transformations des corps et des esprits par le prêt à porter ou la haute couture et brouillage et fourmillement des looks, la vraie définition de la mode ne se trouverait-elle pas davantage dans la réponse à l’interrogation suivante :… et si, en définitive, la mode n’était qu’un jeu d’enfants ?


(1) C. Schwaab, Fashion Mode d’Emploi, p. 154, Flammarion, 2010

(2) C. de Malet, « Le textile toujours plus intelligent », Libération, 14/10/2007

(3) G. Burdeau, Ecrits de Droit Constitutionnel et de Science Politique, p. 356, Editions Panthéon-Assas, coll. Les Introuvables, juin 2011

(4). C. Schwaab, précité, p. 86

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By The Way… Le Secret Camouflage de Laura Mercier

A moins d’opter pour un fond de teint très couvrant – ce qui n’est pas véritablement gage de confort et de naturel, fonction des marques et du type de peau – imperfections diverses – tâches brunes, rougeurs diffuses, boutons disgracieux, cicatrices persistantes -  risquent fort de se trouver insuffisamment dissimulées.

Meme si demeurent toujours quelques irréductibles gaulois adeptes du naturel et pourfendeurs de makeup, rivalisant d’ingéniosité et de fantaisie pour dissimuler avec élégance et raffinement ces imperfections – on évoquera notamment et à titre d’exemple…

… l’incontournable cagoule latex cloutée idéale pour les long voyage en avion…

… l’indispensable masque de catcheur pour border délicatement les enfants le soir…

… ou le classiquissime et tellement chic masque de boue qui saura vous rendre désirable auprès de tous en toute circonstance… (Recommandation spéciale de notre Denis national dans ses petits secrets beauté…!

Préface de Zinédine Zidane…! Ca vaut son pesant de neurones !

… même si les choix permettant de contourner un usage cosmétique se bousculent donc, il n’en demeure pas moins que, pour obtenir un teint (presque !) parfait, il reste souhaitable (et plus pratique) d’ajouter à sa routine de makeup  un correcteur, gage de floutage de tous types de défauts cutanés indésirables.

Sa réputation le précède, mais c’est pourtant de façon purement conjoncturelle que j’ai choisi le Secret Camouflage de Laura Mercier : deux corners ont en effet ouvert au Bon Marché et au Printemps Haussmann.

Décortiquons un peu ce nouveau produit :

Laura Mercier : Si on a connu plus vendeur comme nom de marque commerciale (pas Ménard non, même si leurs produits sont fantastiques), à bien y réfléchir, on peut ici soulever plusieurs hypothèses :

- En conclure que les efforts ont (largement) été concentrés sur le produit davantage que sur l’image (peut être qu’un jour L’Oréal se transformera en Jean-François Martin pour doper ses ventes…?)

- Que la marque ne surfe sur le légendaire charisme de notre ministre de la justice… ?

Poueeeeet ! Mercier ? On parle enfin de moi ? Je vais enfin accéder à la célébrité ? Nooooon Michel, fais comme tu sais faire, tu continues de sourire gentiment et t’attends que ça passe…

Secret Camouflage : On connaissait les noms à rallonge de certaines enseignes pour nous envoyer des wagons de rêves cosmétiques, … voilà t’y pas que l’on découvre le génie militaire pour nous parachuter des peintures faciales !

Attention de bien étaler le fond de teint pour éviter les petites imperfections et les tâches brunâtres mon commandant !

Et le packaging dans tout ça ? Sobre, élégant, sans superflu. Banal en somme.

Wahou ! Une palette carrée !

Bon bon bon… Et ça marche ? (Non parce que le résultat, toussa toussa): Si le seul bémol que j’avancerais est pour moi l’incapacité à l’utiliser en tant qu’anticerne – les ridules se trouvent marquées au bout de quelques heures – je dois dire qu’en tant que correcteur, il est de loin, parmi ceux que j’ai pu tester, l’un des meilleurs correcteurs existant sur le marché des cosmétiques.

La palette se présente avec deux teintes, l’une claire, l’autre plus foncée, (j’ai le boîtier n° SC-5) à mélanger ensemble pour obtenir la couleur parfaite. Sur le papier le prix semble certes relativement élevé (38 euros les 7 g), mais la durée de vie du produit apparaît fort prometteuse puisque vraiment très peu de produit suffit, ce qui rend le rapport qualité prix vraiment intéressant.

Et comment ça marche ?

L’application d’un correcteur se fait de préférence après le fond de teint, pour une meilleure dissimulation des imperfections.

Pour mélanger les deux couleurs, l’application au doigt reste bien sûr toujours une option. De mon côté, je la trouve cependant bien trop peu hygiénique et précise. J’utilise donc un pinceau paupières fin (Sephora, n° 26… que l’on n’oublie pas de nettoyer après !).

Si Lolo (Laura Mercier quoi) recommande de mélanger les deux teintes sur le dos de la main avant application, je préfère quant à moi – mais à vous de voir ce que vous préférez – appliquer d’abord la teinte la plus foncée, puis la plus claire et estomper le cas échéant.

Une fois poudré (pas trop ! La poudre n’offre un résultat velouté et transparent que sans surplus) le résultat est fixé et matifié pour toute la journée sans problème (testé et approuvé).

Et, last but not least, je ne peux que profiter de ce premier article de 2012 pour vous souhaiter à tous une excellente année pleine de mode, de cosmétique et d’humour !

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By The Way… J’ai Rencontré le Père Noel

Lassée de l’attitude des lutins du Père Noël du supermarché du coin – dont je crois soupçonner une hypocrisie latente lorsque je viens rencontrer leur patron et qu’ils me soufflent  sur un air de connivence réjouie : « Ne le répète pas car les autres seront jaloux, mais tu sais que tu es la préférée du Père Noël ! Il t’a attendue toute la journée ! Il n’a même pas voulu manger son pain d’épice hier car tu n’étais pas là » – j’ai donc choisi d’opter cette année pour un autre moyen de contacter Monsieur Claus.

Après avoir apprécié le professionnalisme et l’amour de la science exacte des « envoie FROID au 82800 pour savoir s’il fait froid dehors », des « tu veux savoir de quel sexe tu es, envoie BAISSETESYEUX au 83200″ ou encore des « tu te prends pour Jésus et tu as échoué à te crucifier tout seul ? Envoie PSYCHIATRIE au 81212″, j’ai donc légitimement supposé que le Père Noël devait lui aussi avoir son propre service de SMS surtaxé.

J’ai donc envoyé FAISPETERLESCADEAUX au 83600 (12,78€/SMS + surtaxe selon opérateur) à mon barbu préféré et j’ai croisé les doigts en attendant qu’un contact s’établisse depuis le Pôle Nord…

Malgré son emploi du temps surchargé, le Père Noël a pris le temps de me répondre  – et dans les 7 secondes suivantes s’il vous plaît : « Cher +33683457***, merci pour ton adorable SMS qui est venu engraisser le compte bancaire offshore de ton Papa Noël qui t’aime fort fort fort ! Viens donc me visiter chez moi et je te montrerai ma grosse maison où vivent tous mes lutins ! ».

« T’es superbe Roger ! Vas-y ! Donne tout à la caméra ! Fais l’amour avec l’objectif ! Montre que t’en as sous le pied ! C’est bien çaaaaaa ! Lève la main droite ! Ouais !!!!! Magnifique ! T’es parfait Roger ! »

Même si je reste habituellement particulièrement prudente lorsqu’il s’agit de répondre à l’invitation d’un bedonnant centenaire partageant sa vie avec une tripotée d’esclaves hystériques, il va sans dire que, dans le cas de figure qui nous intéresse, je ne pouvais que bouillonner d’impatience à l’idée d’avoir l’opportunité de relooker une bonne fois pour toute ce vieux crasseux.

Nikos Aliagas dans 10 ans, au supermarché de Roubaix. Soirée Spéciale 50 minutes inside Prozac !

Ne me le faisant pas répéter deux fois, c’est donc décidée à prendre le taureau par les cornes, et à apporter une réponse aux questions se bousculant dans ma tête – le Père Noël doit-il son embonpoint abdominal à la bûche ou à la bière ? Les maisons des rennes sont-elles vraiment en pain d’épice ? Comment pousse une canne en sucre dans la neige ? … – que j’ai plié bagage pour la ville de Monsieur Claus, Arctic Village, en Alaska (le Père Noël n’a jamais habité au Pôle Nord, c’est un mythe).

Premier constat : Contrairement à ce qu’on imaginait, le père Noël semble avoir des voisins, de l’électricité et jouirait d’une incroyable vie sociale…

Mais, pour effectuer un aussi long voyage en un temps aussi court – mon travail ne me permettant pas de m’absenter plus de 48 heures – il m’a fallu réfléchir à une manière de me couvrir intelligemment…

- J’ai songé demander à Georges le Yeti de m’accompagner, mais lorsqu’il m’a sorti les 320 pages de contrat qui le liait avec Tic-Tac, ses droits à l’image et ses 32 assurances vie, j’ai compris que je ne réussirai jamais face aux avocats à 2 calories.

 

 

En guise de consolation, Georges me donna ce qu’il appelle « un petit cure-dent pour yéti »…

Mais ne sachant pas non plus où est l’cucul d’la têtête, j’ai du renvoyer Choupette au souper !

 Mais ami lecteur, ne soit pas triste, j’ai finalement trouvé la solution !

J’ai décidé de rester plus classique, et ai finalement opté pour le gilet en poils ainsi que mon petit radiateur portatif en fourrure

Gilet : Ralph Lauren

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A la Recherche de la Tendance Impossible : le Porno Chic ou la Provocation Ultime

Si sexe, volupté et provocation ont depuis longtemps trouvé leur place dans le monde du textile et  des cosmétiques (on peut citer à titre d’exemple la publicité pour le parfum Opium d’Yves Saint Laurent représentant Jerry Hall en  1977, ou, plus récemment, les monokinis topless (à droite) et pubikinis (ci dessous) du designer Gernreich dans les années 80) et que la tendance qualifiée de « porno chic » existait déjà depuis plusieurs années dans le milieu cinématographique, ce n’est véritablement qu’à partir de 1998, et assez paradoxalement durant une assez courte période – jusqu’en 2002, soit quatre ans seulement -, qu’elle a fait une apparition remarquée dans le milieu de la couture.

N’oubliez pas votre femme sur le canapé, elles finissent par avoir des moisissures pubiennes !

(ci dessus Le pubikini de Gernreich)

En effet, et afin de surenchérir dans la provocation et l’audace pour dépoussiérer un milieu  potentiellement vieillissant et tendant à une sclérose latente, les griffes n’ont pas hésité à rivaliser d’imagination pour choquer, marquer les esprits, et attirer une clientèle plus jeune, voire tendance « nouveau riche », en bref plus bling bling, tape à l’oeil  et  bien moins classique.

Le marketing a donc, durant cette période, évolué, et de manière radicale, prenant pour point d’ancrage un élément peu ou prou commun à tous et indéniablement vendeur… le sexe. Les campagnes directement confiées aux directeurs artistiques et aux photographes, certains professionnels du milieu sont loin d’être étrangers au développement du mouvement : sont ainsi notablement présentés comme des pionniers du porno chic le photographe Terry Richardson, le directeur artistique de l’époque de Gucci Tom Ford, ainsi que sa complice de l’époque Carine Roitfeld (nommée rédactrice en chef de Vogue à partir de 2001, donc en pleine vague porno chic).

Idée cadeau de Noël de bon goût : après le ticket de métro, l’épilation Gucci !

(Publicité réalisée par le photographe Mario Testino, sous l’égide de Tom Ford, alors directeur artistique de Gucci)

Cependant, si la période du développement de la tendance est demeurée – en principe  – relativement courte, celle-ci semble pourtant aujourd’hui plus que jamais ancrée dans notre quotidien (en témoignent notamment plusieurs campagnes actuelles). Ainsi, si le terme de porno chic  semblerait pourtant désigner encore une réalité indéniable actuelle, la notion n’est elle pas en réalité de nos jours, profondément galvaudée… ?

A la recherche du concept impossible :

Du glam trash de la fin des années 90 au glauque trash des années 2000 ?

En réalité, la question semble se poser d’elle-même : le porno chic a-t-il seulement existé ? En effet, même à l’épicentre de son rayonnement, la tendance également volontiers qualifiée – et de  façon plutôt condescendante – de « glam trash », n’a pas véritablement fait honneur à son titre, puisqu’elle a fort rapidement abandonné tout glamour…

Autant dire qu’il semble que la surenchère provocatrice ait conduit à un véritable renversement des valeurs et un lever des tabous, ainsi qu’à une utilisation normalisée du porno uniquement légitimés pour les yeux du consommateur par l’accolement des adjectifs « chic » et « glam » : pour se distinguer, les entreprises doivent ainsi, comme le précise Guillaume Erner, « jouer la surenchère » et adopter des stratégies et des « pratiques de communication radicales » (1), et ce au détriment parfois, de tout sens du raisonnable…

Le mannequin Sophie Dahl pour Yves Saint Laurent, dans la campagne pour le parfum Opium (2000)

Peut être serait-il donc plus juste de parler de degrés dans le porno chic : si glam et trash sont et demeurent deux notions antithétiques dont l’association peine à créer une véritable tendance, force est de constater que plusieurs paliers sont  à distinguer dans les stratégies commerciales adoptées par les groupes : c’est ainsi que, si l’onanisme tel qu’il est présenté chez Yves Saint Laurent (pour le parfum Opium peut d’une certaine manière, se trouver susceptible de dégager une certaine volupté, certaines marques paraissent avoir décidé de ne pas s’encombrer de toute subtilité inutile. En témoignent notamment les campagnes plutôt récentes d’American Apparel (ci dessus) mettant en scène les vendeuses de leurs magasins, ou même les publicités du parfum de Tom Ford datant de la fin des années 2000 et mettant en scène un onanisme… plutôt trash et pas vraiment glam (ci-dessous)…

Entre les seins… Entre les cuisses… Toujours plus loin dans l’intimité… La prochaine fois ce sera entre la rate et le colon…

Que dire également des campagnes de Sisley (ci dessous, en 2000) évoquant des pratiques sado masochistes…

… de Dior et du saphisme moite de ses campagnes de maroquinerie (2000) …

… ou bien plus récemment, en 2009, de l’évocation d’une débauche sexuelle (à plusieurs, s’il vous plaît, c’est plus convivial)  pour Calvin Klein Jeans dans une campagne présentant Natasha Poly, Anna Selezneva et  Anna Jagodzinska presque nues…

Dramatique situation des logements étudiants ! Il va falloir se serrer !

Mais comment, surtout, parler de « chic » pour évoquer une mise en scène de certains comportements pénalement répréhensibles et profondément choquants ?

De l’évocation du viol en réunion (comme ci dessous dans la campagne Calvin Klein  – largement décriée, voire même censurée l’année dernière en Australie – avec la supermodel Lara Stone, ou dans la publicité suivante pour Dolce & Gabbana dans laquelle la femme se trouve soumise et livrée à un groupe d’hommes), …

Présidentielles 2012 : Les candidats sont prêts à tout pour obtenir leurs 500 signatures !

… au fétichisme mêlé de zoophilie comme chez Ungaro…

Emanuel Ungaro : Le créateur qui ne se trompe pas de cible et qui sait faire plaisir aux chiens ! Reconversion possible chez Canigou !

… voire même à certains clichés passablement dérangeants ayant pour objectif de conférer une allure et une maturité bien trop précoce à de (beaucoup trop) jeunes mannequins : cela fut le cas en 1998 pour Calvin Klein, mais aussi du shooting de Vogue  qui fit scandale à la fin de l’année dernière :

Enfin, une fois toutes les provocations épuisées et en panne d’idée, on fait comme poue la cuisine le dimanche soir : on prends les restes de la semaine, on mélange et on réchauffe. Ainsi, suffit-il d’entremêler hommes, femmes, anges, un centaure, de la végétation, des fruits, des culottes et des soutien-gorges… le tout dans un cadre luxueux mais vaguement anxiogène (ci dessous, publicité pour la marque de lingerie Agent Provocateur)… Demandez aux modèles de prendre un air aussi inspiré qu’une actrice porno en fin de carrière et on finirait par se croire au Carlton de Lille…

Après « où est Charlie ? » jouons à « Où est DSK ? »

Le tropisme de la mode hivernale : du porno chic à la fascination de la puissance féminine ?

On l’a dit, le porno « chic » est censé avoir duré véritablement seulement quatre ans… Cependant, et nous avons pu le constater ci-dessus par l’examen de certaines publicités  ou shootings récents, force est de constater que celui-ci semble toujours trouver ses marques dans le monde de la mode.

Alors certes, si selon la Loi de Poiret, toute tendance, une fois son paroxysme atteint, doit nécessairement trouver son contrepied (ce qui peut ainsi expliquer l’assagissement du mouvement – ou d’une moins de son altération à  partir, on l’a dit, de 2003, date à laquelle campagnes de publicité et catwalks ont amorcé une  approche beaucoup plus soft de la couture – on pense ici par exemple aux campagnes Lolita Lempicka (à gauche) telle celle de 2004 pour l’Eau de Minuit, voire même à la  tendance monacale adoptée par certains couturiers  pour l’hiver dernier, comme chez Yves Saint Laurent), il n’en demeure pas moins que l’apparente aberration désignée sous le néologisme de porno chic ou de glam trash demeure un élément presque commun de notre quotidien.

Ainsi, que dire des tenues de plus en plus osées des stars du show business ? Il va s’en dire que Britney faisait encore figure d’enfant sage à l’époque de « Slave 4 U », si l’on considère aujourd’hui les multiples censures dont font l’objet les clips de plus en plus poussés de Rihanna (S&M l’an dernier, mais également We Found Love (In a Hopeless Place) très récemment), ou de Lady Gaga ?

Que dire également des tendances Fall Winter 2011-2012, et notamment du défilé Vuitton pour lequel Marc Jacobs n’a pas hésité à mettre en valeur une collection à l’inspiration puisée dans un fétichisme twisté et réactualisé ? Réactualisé car si la provocation est là, le pouvoir est ici donné à la femme… et non à l’homme comme dans nombre des campagnes précédemment citées… Et c’est un élément fondamental. Ainsi, si les robes  et les jupes sont longues, elles apparaissent tout en transparence, les sacs se font menottes (avec notamment le Lockit Bag qui s’attache au poignet), les mannequins sont sanglés dans des uniformes, et arborent des bottes les transformant en maîtresses dominatrices (à droite)… et non plus dominées.

Un style retrouvé : du glam trash à l’érotico chic, la fin de la femme objet

Avec la crise, les « nez » créateurs des dernières fragrances à la mode sont désormais obligés de travailler avec les moyens du bord (senteur étron…)…

Dès lors, l’interrogation s’impose : peut on toujours parler de porno chic (si l’on a jamais pu parler véritablement parler de porno chic !) ? Si certains, à l’instar de Tom Ford, ou de Terry Richardson, n’hésitent pas à poursuivre de plein pied dans la provocation et le trash – on pense ici plus particulièrement pour le premier à son shooting pour le magazine GQ russe (cf ci dessus) et on peut donner en exemple pour le second les clichés, pris tout récemment  et postés sur son blog terrysdiary.com de la top Lydia Hearst – la tendance ne semble plus en être vraiment une : en effet, si le terme de porno chic est aujourd’hui bien ancré dans notre vocabulaire actuel,  la provocation repart pourtant aussi vite qu’elle est venue… et demeure malgré tout ponctuelle. Il semble donc qu’en réalité la recherche, dans la couture, soit, sinon au trash (comme pour Tom Ford ou Terry Richardson), du moins au glam dans sa seule existence.

A l’heure de la crise et de l’exponentielle ouverture au grand public de nombreuses marques de luxe, les enseignes adoptent un stratégie marketing beaucoup plus soft, appelant à la nostalgie et la grâce tout en subtilité du rétro : en témoigne notamment, et c’est révélateur, la campagne Chanel Fall Winter 2011-2012 (ci-dessous), mise en scène par la complice de Tom Ford lors de ses grandes années chez Gucci, Carine Roitfled, ou les derniers défilés Spring Summer 2012 qui présentent davantage la femme comme  (on en a déjà parlé ici) une artistocrate chic ou une princesse de conte de fées (comme c’était déjà le cas chez Lolita Lempicka en 2004) que comme une maîtresse SM.

Chanel habille ses mannequins en chat. Est-ce que Whiskas va habiller ses chats en Chanel ?

(Le top Freja Beha pour la campagne Chanel Fall Winter 2011 2012, orchestrée par Carine Roitfled)

En conclusion, le porno chic est-il donc, ou a-t-il été, véritablement une tendance ? La question semble se poser. En réalité, peut être est il plus correct de parler simplement de style, ce qui permettrait aujourd’hui d’expliquer le caractère ponctuel de la sexualisation à outrance de certaines campagnes. Plus encore, peut être serait il plus juste d’enterrer le terme de porno chic, réalité illusoire et sans existence, et de le remplacer par celui d’érotico glam, jumelé au style – et non à la tendance – de l’ultra-sexy,  plus chic que porno, en bref le retour d’un sex appeal magnifiquement mis en valeur, et la liste n’est pas exhaustive, par les campagnes Aubade, Chanel avec Keira Knightley en 2009 (à droite) ou par la strip teaseuse burlesque Dita Von Teese (ci dessous) ?

De la mort d’une fausse tendance découle ainsi un vrai style et si le porno chic avait véritablement existé, je conclurais donc ainsi : le porno chic est mort, vive le porno chic.

Dita von Teese pour le magazine InStyle, février 2011

(1) Victimes de la Mode ?, p. 140, La Découverte/Poche, 2004, 2006

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By The Way… Lingerie de Peau de Guerlain

Nous parlions il y a peu de l’importance donner un coup de pouce à un épiderme terne et fatigué. Outre les soins cosmétiques, le makeup – si bien appliqué sur peau bien soignée – s’avère fort utile en cas de teint en berne. Ainsi, si pour obtenir une unification légère et invisible, un fond de teint fluide et peu couvrant se révèle on ne peut plus appréciable, j’ai  donc récemment jeté mon dévolu sur le Lingerie de Peau de Guerlain…

A la recherche du concept novateur : de Miranda Kerr et alii aux grands groupes cosmétiques

Dans la droite lignée de notre exploration sociologique du monde des scientifico-marketeux, ce nouveau billet nous amène à pointer notre microscope sur leurs redoutables cousins… les fétichisto-marketeux.

Espèce à part, les fétichisto marketeux adoptent une apparence humanoïde plus que classique. Cependant, malins comme des cylons, ceux ci ont développé une spectaculaire aptitude à se fondre discrètement dans les foules afin d’analyser discrètement nos pensées et nos lubies les plus secrètes…

 » Bijour Madame Vincent, on peut vous aider ?  »

Dans une perpétuelle quête de l’inspiration, du concept spectaculaire et novateur – voire même parfois du second souffle après épuisement de toutes les métaphores imaginables -,  les domaines se succèdent, ne se ressemblent pas, surprenants, voire même aberrants ou loufoques, en bref générateurs de surprise et véritable machine à faire rêver beautystas et aficionados de produits de beauté.

C’est ainsi que si le champ scientifique est aujourd’hui de plus en plus investi par les groupes cosmétiques, d’autres thèmes dans le droit fil de L’aile ou la Cuisse, sont également explorés…

 » Tiens ! Goûte-moi cette future crème de nuit au Beaujo ! »

… et ils n’ont à priori rien à voir avec le domaine le beauté : on évoquera notamment – et la liste n’est pas exhaustive – la ligne Vinexpert chez Caudalie, contenant des actifs issus des grappes de raisins… mais dont le nom évoque davantage au néophyte le caviste du coin ; la gamme Yes To, qui à elle seule remplace les cinq fruits et légumes  conseillés par jour puisqu’elle englobe des produits à base de carottes, concombres, tomates ou myrtilles  ; enfin, on ne manquera de rappeler la chicissime marque La Prairie qui développe crèmes et sérums au caviar (avec la montée du cours du pétrole, il y a fort à parier qu’ils finiront par développer une crème au Sans Plomb 95 !)

Anticipons les tendances ! Utilisons désormais les produits Amora pour notre peau !

Et ce n’est pas tout… puisque lorsque nos petits espions, ne pouvant que constater l’engouement autour des « anges » de Victoria’s Secret, poussent la porte de chez Etam ou d’Agent Provocateur, ils deviennent aussi repérables qu’inspirés… Et voilà, la lingerie de peau est née.

Le qualificatif n’est, évidemment, que la première étape à la réalisation  : trouver un nom n’est pas tout, il s’agit ensuite de lui conférer le caractère fabuleux qui marquera sa différence avec les autres produits du même type figurant sur le marché, promesses fabuleuses qui se révèlent malheureusement pour certains bien utopiques…

Si on nous promets parfois monts et merveilles…

La réalité d’un produit peut parfois malheureusement ressembler à ça…

Le descriptif de Guerlain sur Lingerie de Peau – « Le 1er fond de teint qui épouse la peau comme un bas de soie d’une extrême finesse… » – est ainsi empreint de toute la sensualité et de la volupté que l’on serait en droit de l’attendre au regard de sa dénomination.

Grâce au fetichisto marketeux qui n’hésite pas à pousser ses expériences jusqu’au bout, on peut potentiellement imaginer les effets du produit sur notre peau…

Bon bon bon et sinon les enfants ? C’est vrai ?? Ca marche ou pas ?

Plus que sceptique au moment de mon acquisition – les promesses de la marque susceptibles de semer un doute sous-jacent quant à la réelle efficacité du produit – je dois dire n’en suis vraiment pas déçue. En effet, si le concept marketing est évident, le résultat est cependant bel et bien là : teint unifié, magnifié, voire subtilement illuminé tout en discrétion, le produit accède sans hésitation sur le podium de mes cosmétiques préférés.

Si certaines pourront déplorer la légèreté de la couvrance – ce qui a pour conséquence que les imperfections sont davantage floutées et atténuées que véritablement masquées et qu’un correcteur s’avère nécessaire si celles-ci se révèlent trop nombreuses – c’est pourtant aussi cette douceur qui le rend pratiquement invisible une fois fondu à la carnation, et qui, à mon sens, participe véritablement à sa qualité.

Et quelle couleur je choisis ?


Afin d’être au plus proche de la teinte de ma peau, je mélange les n° 3 (gauche) et 4 (droite). On ne rappellera jamais assez qu’un fond de teint doit adopter la couleur exacte de la carnation (et qu’on ne teste jamais (jamais jamais jamais !) sur le dos de la main  (pas comme sur la photo, j’ai bien dit JAMAIS !- ce qui donnera un résultat faussé -, mais sur l’os de la mâchoire, et de préférence à la lumière du jour). Outre les démarcations (vous vous rappelez de Donald Trump ?) un choix trop clair risquera de générer un effet masque tandis qu’un plus foncé durcira et vieillira les traits.

Tout est en fin de compte une question de mesure et de doigté, mais en travaillant dur et en révisant mes examens, j’ai fini par le décrocher !!!

Mais que voilà une très belle ligne sur le CV !!!

Bon j’ai compris, et comment je l’applique ?

Si l’application peut se faire de diverses manières (pinceau plat, éponge, … on reparlera de tout cela prochainement), j’ai opté personnellement pour une application au doigt, en faisant chauffer préalablement une noisette  (pas plus !) de produit dans la paume de ma main pour une meilleure adhérence et un meilleur fondu.

Bien sûr, on n’oublie pas sa base de teint (non je ne travaille pas pour Guerlain, mais il faut bien dire ce qui est : celle-ci représente à mon sens un très bon rapport qualité/durée/prix) – qui permettra de mieux faire tenir le maquillage et de protéger la peau des produits chimiques que celui-ci contient -, ni éventuellement un nuage de poudre (billet prochainement à ce sujet) pour éviter brillances et apporter une meilleure fixation.

Lingerie de Peau – 30 ml – 46 Euros

Lingerie de Peau n’existe pour le moment qu’en version 30. Vont-ils prévoir un format XXL ?

 

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By The Way… Le Pull Argenté

La période hivernale particulièrement propice aux interrogations en tout genres, me voilà à la recherche de la façon la plus aisée de flatter un teint assombri par les brusques variations de température fraîchissantes avec les intérieurs surchauffés, le manque de lumière naturelle, la fatigue causée par la difficile adaptation de l’organisme aux nouvelles conditions climatiques voire les abus gastronomiques générateurs de brouillage de teint…

Attention au brouillage de teint !

Afin de me donner bonne mine en ces temps de frimas – et outre les solutions cosmétiques comme celles-ci ou celles là, voire ces dernières – , j’ai donc essayé :

- Divers accessoires : les slips radioactifs…

… mais j’ai du, à regrets, abandonner cette idée, n’ayant plus de place pour un sixième bras…

- J’ai donc tenté les dents en strass…

… mais avec la crise, j’ai malheureusement été contrainte de les revendre une par une et m’en séparer (douloureusement) en accrochant une petite ficelle à la porte (ou à la Porsche)…

Vas-y James ! On fait la molaire gauche ! Appuie sur le champignon !

- J’ai aussi voulu tenter la luminothérapie en faisant l’acquisition d’un Lomme Bed :

Enfin un format de lit transportable avec sa petite hanse pratique ! Mais veillez bien à allumer le lit et changer les draps de la lampe !

… mais, ayant failli m’étouffer devant le prix (42 000 Euros),  j’ai donc tenté d’en construire un moi-même…

Amis nudistes ! Préparez vous aussi votre arrivée sur la plage en pensant au bronzage intégral en cabine !

… mais le résultat était beaucoup moins confortable (et puis Bruce Willis n’est jamais venu)

- J’ai alors envisagé me badigeonner le corps de paillettes comme Edward dans Twilight (ce qui n’est pas du tout ridicule…) avant de me mettre au soleil (topless forcément) :

« Je suis sûr que je me suis fait avoir ! Dans trois minutes t’enlèves le bas pour éviter les démarcations qu’ils m’ont dit !  Pfff j’aurais du faire des UV en cabine ! Comment je vais faire cet été à Bandol ?!? « 

… mais le résultat évoquait plutôt Jean Claude Dusse (avec un D comme Dusse) dans Les Bronzés…

- Je me suis donc tournée vers le tuning… dans l’optique d’ obtenir un résultat aussi lumineux que celui ci-dessous (on remarquera l’impardonnable faute de goût d’avoir oublié le volant fourrure et le sapin odorant) :

Un accident avec cette voiture, c’est une rivière de diamant sur la chaussée. N’hésitez pas ! Ne freinez pas !

… mais avant de me lancer, il me fallait l’avis du spécialiste !

Il me répond : Peu ! Il a des jantes alu coco !

La solution m’a, de fait, paru évidente : afin d’apparaître aussi brillante (dans tous les sens du terme…) qu’une jante, je me suis confectionné un top en aluminium…

… mais lorsque le traiteur en bas de chez moi a tenté de me mettre au four avec des épices pour son plat du jour, j’ai tout de même préféré – par prudence – opter pour la solution de facilité…

Pull : Ralph Lauren

Même si cela n’a rien à voir avec cet article, voici une petit mise à jour  actu concernant mon billet de la semaine dernière sur le droit à la différence dans la mode du 23/11/2011 :

Je ne peux que me féliciter que les thèmes que j’évoque ici se révèlent des sujets brûlants et totalement liés à l’actualité  féminine : la journaliste Coco du blog Tendances-de-Mode vient aussi tout juste d’évoquer à peu de choses près la même question dans le numéro de cette semaine de Grazia (paru le 25/11/2011). Dans son article intitulé « Place aux beautés singulières », celle-ci évoque en effet la question d’une « place de choix à la différence » conférée à des physiques inhabituels et atypiques tels que ceux de Léa T. ou de Crystal Renn (Grazia n° 02144, semaine du 25/11/2011, à lire p. 88)





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